Pauline Ferrier-Viaud, maîtresse de conférences en Histoire moderne à l’Université d’Artois & membre du Conseil d’administration de l’association, et Flavie Leroux, chargée de recherches au Centre de recherche du Château de Versailles, nous signalent la parution aux Presses universitaires du Septentrion de l’ouvrage qu’elles ont dirigé : Conjugalités à la cour de France, Moyen Âge – XIXe siècle, dans la collection Histoire et civilisations.
Le mariage et la conjugalité à la cour de France ont, jusqu’à présent, été trop souvent considérés comme un sous-sujet de l’histoire politique. Familles royales et princières ont ainsi été au centre de l’attention, éclairant les enjeux diplomatiques et dynastiques qui accompagnent les alliances à l’échelle internationale. Qu’en est-il pour les autres acteurs de la vie aulique, aristocrates et officiers évoluant dans l’entourage des souverains ? C’est ce qu’entend révéler cet ouvrage collectif : montrer ce que la cour fait au couple, et inversement. Représentant un lieu favorable aux ambitions familiales et à l’ascension sociale, la cour est également un milieu strictement réglé, qui s’avère contraignant dans le choix du conjoint ou l’organisation de la vie conjugale. Cette ambivalence perpétuelle semble faire évoluer l’objet historique « couple » sur un fil étroit, entre affirmation sociale, fructification des acquis matériels et sociaux, et ruine, voire disgrâce
Retrouvez plus d’informations sur le site de l’éditeur : Pauline Ferrier-Viaud, Flavie Leroux (dir.), Conjugalités à la cour de France, Moyen Âge – XIXe siècle, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2025.
Régis Schlagdenhauffen, membre du Conseil d’administration de l’association, nous signale la parution de son nouvel ouvrage Sexualités impudiques… outrages à la pudeur : récit de deux siècles de contrôle des mœurs en France aux éditions de l’aube, dans la collection Voix et Regards.
Qu’est-ce qui est impudique? Où se situe la limite morale dans la sexualité aux yeux de la justice ? Au terme d’une enquête au sein des tribunaux français, l’auteur de cet ouvrage explore la notion juridique « d’outrage à la pudeur » pour dévoiler comment celle-ci est le reflet des mœurs d’une société. Au fil des siècles, des milliers de personnes ont été condamnées à ce titre. Seulement, les sexualités jugées « déviantes » qu’elles pratiquaient permettent surtout de montrer à quel point l’État a pu contrôler et juger ce qui était immoral… ou ne l’était pas. Retraçant et analysant ces situations inhabituelles, souvent cocasses, de 1810 à nos jours, l’ouvrage chemine à travers les mondes de l’impudeur et dévoile, à travers eux, celles ou ceux que l’État et sa justice peuvent cibler selon les époques. Autrement dit, il analyse de quelle manière l’État est devenu le juge de nos mœurs.
À travers un examen minutieux des archives judiciaires, Régis Schlagdenhauffen analyse les situations parfois absurdes, souvent dramatiques, qui ont conduit ces individus devant les tribunaux. Cette réflexion invite à une compréhension plus profonde des mécanismes par lesquels l’État, au fil du temps, s’est imposé comme l’arbitre des mœurs, contribuant ainsi à la construction d’un cadre moral qui a modelé la société française.
Retrouvez plus d’informations sur le site de l’éditeur : Régis Schlagdenhauffen, Sexualités impudiques…, La Tour d’Aigues, éditions de l’aube, coll. « Voix et Regards », 2025.
À la période charnière de la crise révolutionnaire, l’ouvrage questionne le rôle politique des femmes dans un moment propice à la transgression des normes. La Révolution a été considérée par la majorité des historiennes du Gender comme le tournant critique des rapports entre la République et les femmes. Les fonds d’archives provençales et comtadines et l’historiographie locale sont revisités en fonction du rôle des femmes dans l’espace public en situation de crise. Les pratiques politiques féminines sont d’abord étudiées dans la conflictualité d’Ancien Régime utilisée comme moyen d’expression politique. Malgré le refus des droits politiques, la période révolutionnaire voit des femmes patriotes s’affirmer comme membres du Souverain, en militant dans des clubs féminins ou mixtes, participant aux journées révolutionnaires et aux politiques de Terreur. D’autres Provençales et Comtadines se mobilisent pour résister au monde nouveau qui se crée et sont victimes de leur engagement. À côté des femmes agissantes que révèlent les archives, les sources montrent l’importance du rôle des représentations – des furies de guillotine aux victimes de la Révolution mises en valeur par le camp conservateur. On constate l’influence de ces représentations sur l’évolution des options collectives et leur enracinement géographique, ainsi que sur la place des femmes dans le champ du politique jusqu’à nos jours.
Martine Lapied,
Collection Penser le Genre, aux Presses Universitaires de Provence, 2019
Cet ouvrage collectif présente les travaux originaux d’historiens de l’Antiquité qui ont souhaité contribuer à une meilleure connaissance de la place des femmes dans les provinces orientales hellénophones de l’Empire romain, qu’il s’agisse de prêtresses (des cultes civiques, panhelléniques ou impérial) ou de chrétiennes, d’épouses de notables (citoyens romains ou non) ou d’esclaves. Tous les types de documents ont été mis à contribution : textes littéraires, inscriptions, sources archéologiques.




Éditions du Mauconduit
Poitiers - Médiathèque du Grand Poitiers
L'Harmattan
Odile Jacob
©Presses du Septentrion

