Les interviews du prix Mnémosyne, Emilie Druilhe (prix 2014)
#2 – Farouche Atalante, portrait d’une héroïne grecque d’Émilie Druilhe
#2 – Farouche Atalante, portrait d’une héroïne… par mnemosyne_asso
Émilie Druilhe, Farouche Atalante, portrait d’une héroïne grecque, Presses Universitaires de Rennes, 2016.
Ce livre est le résultat d’un travail colossal. Durant des mois, conservateurs et historiens ont exploré les Archives nationales avec pour objectif de rassembler pour la première fois les minutes de procès faits aux femmes. Des sorcières aux empoisonneuses, des communardes aux tondues de la Libération, ce sont les extraits les plus saisissants qui sont remis en scène.
Sur des procès verbaux d’interrogatoires ou des « auditions de bouche », face à des juges ou des témoins, ces paroles de femmes, par le truchement du document en fac-similé, résonnent à vif. Certaines sont émouvantes, comme celles de cette jeune femme analphabète accusée de sorcellerie et qui sera brûlée vive, d’autres, venant de Louise Michel ou Arletty, sont des morceaux de bravoure.
Mais d’un interrogatoire à l’autre, par la manière même dont il est mené, ce qui se dessine est plus frappant encore : la femme avant même d’être jugée, est « présumée coupable ».
http://www.editions-iconoclaste.fr/spip.php?article2321
Elisabeth Badinter, Fanny Bugnon, Pierre Fournié, Claude Gauvard, Michel Porret, Annick Tillier, Fabrice Virgili
Paris, L’Iconococlaste, 2016
Les interviews du prix Mnémosyne, Maialen Berasategui (prix 2009)
#1 – La comtesse de Ségur Ou l’art discret de la subversion de Maialen Berasategui
#1 – La comtesse de Ségur Ou l’art discret de… par mnemosyne_asso

Parmi les différents projets proposés au vote des Parisien.ne.s dans le cadre du « budget participatif » de la Mairie de Paris, le projet n°7 s’intitulait « Pour une bibliothèque des femmes et du féminisme ».
Cette initiative ne pouvait, sur le principe, qu’emporter l’adhésion et pour cette raison nous avions relayé ce projet.
Cependant, depuis des informations plus précises avaient de quoi nous inquiéter. Et si finalement le projet n’a pas été retenu par le vote, notre inquiétude ne disparaît pas.
Aussi, pour un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme à Paris Mnémosyne est signataire de cette pétition, et vous appelle à la signer également
Emilie Druihle est invitée pour parler de Farouche Atalante, son master couronné par le Prix Mnémosyne 2014, à La Fabrique de l’Histoire sur France Culture,
en podcast :http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire#
vendredi 23 septembre 2016, vers 9h45
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4204#
Emilie Druihle
Farouche Atalante
Portrait d’une héroïne grecque
En donnant à voir l’ensemble de la production antique sur la figure d’Atalante, ce livre déploie la richesse d’un imaginaire qui défie la binarité de l’opposition masculin/féminin. La société grecque pouvait déjà penser une pluralité de féminités, et même de masculinités, les variations s’accordant avec les caractéristiques sociales de l’individu – jeune ou adulte, dieu, héros ou bien individu ordinaire –, mais également avec le contexte de ses représentations – politique, familial, mythologique ?
Le Lab de l’enseignant et du chercheur.
Un atelier pédagogique animé par des membres de Mnémosyne
vendredi 7 octobre, 15h – 16h30
à l’ESPÉ Centre Val de Loire , 9, avenue Paul Renaulme, 41000 Blois
Intervenants :
Louis-Pascal JACQUEMOND
Cécile BEGHIN
Véronique GARRIGUES
Volontairement ou sous la contrainte, les femmes vivent l’expérience du départ depuis les temps les plus anciens. Explorer le « genre » du départ, c’est mieux comprendre la redéfinition des hiérarchies entre hommes et femmes que celui-ci provoque.
Table ronde organisée par Mnémosyne et les Rendez-Vous de Blois
Analyser quelle est la place des femmes dans les mobilités du passé, dégager quels sont les enjeux et les rapports de genre dans les déplacements et mouvements migratoires : tels sont les objectifs de cette table ronde.
Plusieurs perspectives cohabitent. Dans certains cas de mobilités, la différence des sexes joue un rôle parce qu’elle assigne une hiérarchie, des rôles, des pouvoirs voire des droits. Mais les déplacements entraînent aussi des modifications, qui concernent tant les formes et les lieux de départ que les comportements et le destin des individus, hommes ou femmes, en déplacement. Enfin ces mobilités peuvent remettre en question les relations hommes-femmes et bouleverser la répartition sexuée des rôles sociaux, économiques et politiques.
Il s’agira donc de ne pas se limiter à décrire ces mobilités mais bien de montrer ce qu’elles provoquent, bouleversent et créent. En invitant des historien.ne.s travaillant sur les quatre grandes périodes, il s’agit de mettre en scène pour chacune d’entre elles un moment ou une situation qui permet de comprendre en quoi le genre est une composante du départ.
Table ronde animée par Pascale Barthélémy (Mnémosyne) avec :
– En Histoire ancienne : Cécilia D’Ercole (Directrice d’études, EHESS) : Les femmes dans la colonisation grecque antique sur le pourtour méditerranéen
– En Histoire médiévale : Didier Lett (Professeur, Université Paris Diderot) : Femmes et hommes sur le départ : partir pour travailler, se marier, voyager et mourir (XIIe-XVe siècle)
– En Histoire moderne : François-Xavier Fauvelle-Aymard (Directeur de recherche au CNRS) : Le genre des traites esclavagistes
– En Histoire contemporaine : Delphine Diaz (MCF Université de Reims Champagne-Ardenne) : Le départ en exil au cours du premier XIXe siècle en Europe. La place des femmes et la recomposition des rapports de genre dans l’exil.
Cette correspondance présente la relation que la romancière, Georges de Peyrebrune, a entretenue avec une dizaine de ses contemporaines, entre 1881 et 1917. Toutes étaient littératrices et, comme elle, étaient membres du jury du prix Vie heureuse et affiliées à la Société des gens de lettres.
édition de Nelly Sanchez, Classiques Garnier, Correspondances et mémoires, 2016.
https://www.classiques-garnier.com/editions
Assistant-e (A2) à l’Insitut des Etudes genre de la Faculté des SdS
Description du poste
Le-la candidat-e retenu-e devra assurer des enseignements dispensés à l’Institut des Etudes genre au niveau bachelor et master, encadrer des étudiant-e-s, préparer ou corriger des examens et travaux d’évaluation suivant ses domaines de spécialité et les besoins des plan d’études.
Il-elle devra en particulier assister les Professeur-e-s pour le cours obligatoire de bachelor « Inégalités en tous genre » et en fonction des besoins scientifiques et pédagogiques de l’Institut.
Il-elle s’engage à faire une thèse en Etudes genre sous la direction de la Prof. Delphine Gardey et/ou de la
Dr. Lorena Parini. Le projet de recherche et la thèse devront porter sur l’une des sous thématiques suivantes :
- Genre, sexualités, LGBT;
- Droits des minorités sexuelles;
- Mobilisations sociales et politiques des minorités sexuelles.
Il-elle s’engage à participer aux activités scientifiques et pédagogiques de l’lnstitut des Etudes genre et au programme doctoral en Etudes genre de la Conférence Suisse Universitaire Occidentale.
Titre et compétences exigés
Le-la candidat-a doit être détenteur-trice d’un master en études genre ou dans une des disciplines des sciences sociales suivantes (sous réserve que le mémoire de master porte de façon substantielle sur des questions de genre et/ou de sexualité dans une perspective de genre) : histoire, sciences politiques, sociologie du droit, anthropologie.
Parmi les qualités particulièrement recherchées :
- maîtrise de l’enquête de terrain, de l’analyse de données ou de corpus
- qualités rédactionnelles, maîtrise de l’écriture scientifique et du français
- compétence en langue anglaise et capacité à lire la littérature scientifique en français et en anglais
- autonomie dans le travail et capacité de collaboration dans une équipe
- aisance dans le rapport avec les étudiant-e-s
- intérêt pour l’enseignement.
Entrée en fonction : 1er novembre 2016
Contact et Informations complémentaires
https://jobs.unige.ch/www/wd_portal.show_job?p_web_site_id=1&p_web_page_id=22878
Délai d’inscription 20-08-2016
L’Université de Genève offre des conditions d’engagement motivantes dans un cadre de travail stimulant. En nous rejoignant, vous aurez l’occasion de mettre en valeur vos compétences ainsi que votre personnalité et contribuer activement au rayonnement d’une Institution fondée en 1559.
Dans une perspective de parité, l’Université encourage les candidatures du sexe sous-représenté.
Le nouveau n° de Genre & Histoire est en ligne
17 | Printemps 2016

Proposé par le groupe « Genre et classes populaires1 », ce dossier de Genre & Histoire s’intéresse à la construction mutuelle des rapports de genre et de classe in situ, c’est-à-dire dans les lieux précis où ils sont produits, négociés, contestés. Cette articulation, appliquée aux classes populaires en France du XVIIIe au XXe siècle, constitue l’objet de réflexion et d’investigation central du séminaire que le groupe organise depuis 2011 à l’Université Paris I-Panthéon-Sorbonne. Les cinq contributions réunies ici sont issues de présentations faites dans le cadre du séminaire entre 2012 et 2014, elles ont pour ambition commune de soumettre le lieu à l’épreuve du genre et des classes populaires.
Sous la direction de Anaïs Albert, Fanny Gallot, Katie Jarvis, Anne Jusseaume, Ève Meuret-Campfort, Clyde Plumauzille et Mathilde Rossigneux-Méheust






