Dans les coulisses des archives : où sont les femmes ?

Archivistes et historien-ne-s : un couple d’avenir ? Les premiers identifient, collectent, classent, trient, inventorient, cataloguent, échantillonnent ; les seconds utilisent des fonds constitués sans eux et sans elles, y recherchent des traces qui leur permettront d’écrire l’histoire pour donner à voir selon leur regard ce qui se laisse parfois difficilement déceler, cheminent de déceptions en découvertes inattendues.

L’historiographie a depuis longtemps souligné l’oubli voire l’invisibilité des femmes dans l’histoire, la difficulté à rassembler des sources les concernant,  ce fameux « silence de l’histoire » qui est aussi celui de la documentation. Les pratiques archivistiques sont pourtant aujourd’hui en plein renouvellement. À l’heure du numérique, de la révision d’un certain nombre de circulaires sur la constitution des fonds, de débats sur les critères de préservation ou de destruction, l’Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre – Mnémosyne et les Archives nationales proposent une demi-journée de discussion sur les métiers d’archivistes, de bibliothécaire et d’historien-ne-s et la manière dont ils peuvent contribuer à l’écriture de l’histoire des femmes et du genre.

Journée d’étude présentée par Pascale Barthelemy et animée par Michelle Perrot

Yann Potin (Historien, chargé d’études documentaires aux Archives nationales), Genre et histoire des archives

Présentation de la journée par Pascale Barthelemy et intervention de
Yann Potin, Genre et histoire des archives par mnemosyne_asso

Nicole Dufournaud (Historienne), Les femmes dans les archives de l’Ancien Régime


Nicole Dufournaud, Les femmes dans les archives… par mnemosyne_asso

Antoine Meissonnier (adjoint au chef du bureau du contrôle et de la collecte des archives publiques


Intervention d’Antoine Meissonnier (adjoint au… par mnemosyne_asso

Pauline Chougnet (Bibliothèque nationale de France),


Pauline Chougnet, conservatrice à la… par mnemosyne_asso

Denise Ogilvie, (Archives nationales)


Denise Ogilvie (Archives nationales) par mnemosyne_asso
Nathalie Clot ( Centre des archives du Féminisme).


Nathalie Clot, directrice de la bibliothèque… par mnemosyne_asso

 

Débat avec le public animé par Julie Verlaine et Emmenuelle Giry


Débat avec le public animée par Julie Verlaine (Ménmosyne) et Emmanuelle Giry (Archives nationales) par mnemosyne_asso


Programme Journée 2015 en pdf

logo-archives-nationales logo-mnemosyne-droite

 

 

 

Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine

59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine

Métro : Saint-Denis Université (Ligne 13)

 

sur le site des Archives

CLIO, Femmes, Genre, Histoire is  proud to announce the publication of our on-line English version  of 2014/1 (n°39) « Gendered laws of war »

http://www.cairn-int.info/journal-clio-femmes-genre-histoire-2014-1.htm

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La Maison des Sciences de l’Homme Lorraine (USR 3261 CNRS – Université de Lorraine) propose un contrat postdoctoral
dans le cadre du projet de recherche EDULUM « Educatrices et Lumières : l’exemple de Marie Leprince de Beaumont ».

Le projet EDULUM (1er janvier 2015 – 31 décembre 2017) a été sélectionné par l’ANR dans le cadre de son appel Franco-Allemand 2014.
Logique continuité du projet « Femme-Auteur » soutenu et financé par la MSH Lorraine depuis 2009, il a pour objet de mener une réflexion
sur le rôle des femmes comme auteures et éducatrices, dans le mouvement européen des Lumières à partir de l’exemple de Marie Leprince de Beaumont.

Le/la chercheur/e travaillera avec l’équipe constituée autour du projet
(MSH  Lorraine, Université Paris‐Est Créteil Val de Marne, Universität Augsburg Lehrstuhl für Romanische Literaturwissenschaft).

Début du contrat : 1er septembre ou 1er octobre 2015

Cliquez sur ce lien pour connaître :
– La description du projet dans lequel le poste s’inscrit et missions
-Les programme/méthodologie/calendrier
– Le profil attendu et compétences requises
– Le type de contrat proposé
– et les modalités de candidature

http://petitlien.fr/posdocedulum

Mai 68, une révolution sexuelle ? Serait-ce seulement à partir des années 1970 que les garçons et les filles auraient eu librement accès au plaisir ? Certes, la contraception et le droit à l’avortement ont transformé notre rapport à la sexualité. Mais les différences et inégalités de genre restent très présentes.
Dans les années 1950 et 1960, à l’heure où les surprises-parties battent leur plein et où les magazines pour adolescents exhibent les corps des idoles, les garçons n’hésitent pas à multiplier les conquêtes. Et à s’en vanter : « J’aime les filles pour dormir ensemble une nuit ou deux. » Ou à raconter sans détours d’autres expériences : « J’aime qu’un homme m’embrasse sur la bouche »…

Archives inédites à l’appui, cet ouvrage donne la parole aux garçons des Trente Glorieuses, et révèle que, loin des tabous et des codes traditionnels, autant que d’une innocence fantasmée, ils avaient sur le sexe, l’amour et les filles des idées bien précises. Et des pratiques plus libres qu’on ne l’imagine.

amour genre histoireRégis Revenin, éditions Vendémiaire, 2015

http://editions-vendemiaire.com/catalogue/a-paraitre/une-histoire-des-garcons-et-des-filles-regis-revenin/

La Résistance se développe sur un terreau fortement imprégné par la différence des rôles sociaux entre les sexes. Si elle entraîne quelques femmes dans une vie d’homme, la plupart agissent au cœur du foyer, dans la continuité des rôles traditionnels. Quand bien même elles acceptent le sacrifice à l’égal des hommes, les résistantes ne sont pas des combattants de l’ombre comme les autres.

 

Parce que l’histoire de la Résistance a longtemps été écrite au masculin, sa version féminine demeure méconnue. Que signifie résister au féminin ? Quel sens les résistantes ont-elles donné à leur engagement ? Comment a-t-il été perçu par la société, en temps de guerre puis après la guerre ? Autrement dit, dans quelle mesure l’identité féminine a-t-elle influé sur les modalités comme sur les représentations de l’engagement ?

 

L’ouvrage propose de découvrir la résistance féminine en l’éclairant d’un double regard : celui de sa répression orchestrée par l’occupant et celui des reconnaissances mises en œuvre à la Libération. Menée à l’échelle d’un laboratoire privilégié – le Nord, rattaché au commandement militaire allemand de Bruxelles –, cette étude de la mobilisation féminine dépasse les frontières régionales. En montrant le rôle majeur joué par les femmes dans le tissage des liens entre Résistance et société, elle donne sens à la formule du colonel Rol-Tanguy : « Sans elles, la moitié de notre travail eût été impossible. »

genre résistanceCatherine Lacour-Astol, Presses de Sciences-Po, 2015

 

 

 

 

 

 

 

http://www.pressesdesciencespo.fr/en/livre/?GCOI=27246100988050

À la fermeture du jardin de la place des Vosges, les filles se répandent rue Saint-Antoine, rue de Rivoli, jusqu’à la tour Saint-Jacques. Déployées en tirailleuses, vous avez beau chercher à les éviter en changeant de trottoir, elles finissent par vous saisir au passage, c’est la véritable chasse à l’homme.
Gustave Macé

À la fin du XIXe siècle, Paris ne faillit pas à sa réputation de « Babylone moderne ». Si Parisiens, provinciaux et étrangers aiment tant flâner le long des boulevards, s’attarder à la terrasse des cafés, s’encanailler dans les bals et les cabarets, c’est qu’ils y sont en galante compagnie : dans le cabinet particulier d’un restaurant ou la luxueuse loge d’un théâtre, dans un hôtel garni ou dans une maison de rendez-vous, la nuit comme le jour, filles publiques anonymes, lorettes scandaleuses et célèbres courtisanes se vendent au plus offrant, sous l’œil attentif des agents des mœurs. Autant de lieux de prostitution, d’espaces de racolage et de rendez-vous galants qui façonnèrent la géographie de la ville et contribuèrent, pour longtemps, à consacrer Paris capitale de l’amour et des plaisirs.

http://editions-vendemiaire.com/catalogue/collection-chroniques/capitale-de-l-amour-lola-gonzalez-quijano/

couv-CapitaledelAmourLola Gonzales-Quijano, Vendémiaire, 2015.

Durant le dernier tiers du XXe siècle, de nombreuses femmes rejoignirent les rangs d’organisations politiques violentes comme la Fraction armée rouge allemande, les Brigades rouges italiennes ou Action directe en France. Certaines tuèrent. Les médias surpris de cette violence féminine les appelèrent « amazones de la terreur » et créèrent pour elles une nouvelle catégorie, celle de la « femme terroriste ». Dans ce livre pionnier, croisant les mutations du militantisme de l’après-68 et l’essor de la deuxième vague féministe, Fanny Bugnon propose une réflexion de fond sur le sujet encore tabou de la violence politique des femmes et une étude sur les mouvements révolutionnaires radicaux qui offre des résonances très actuelles, en particulier avec l’engagement des femmes dans les attentats sur tous les fronts.

amazones terreurFanny Bugnon, Payot (BH), 2015.

http://www.payot-rivages.net/livre_Les-Amazones-de-la-terreur-Fanny-BUGNON_ean13_9782228913140.html

Il est plus facile de désintégrer un atome que de briser un préjugé, écrivait Albert Einstein. Comment désintégrer un préjugé, une idée reçue sur le rôle d’un homme ou d’une femme ?

C’est justement la question que pose ce texte comme un voyage au pays des stéréotypes sexués ordinaires, une mine inépuisable… Comment la désamorcer? C’est ce que tentent les personnages du roman-théâtre d’Elsa Solal. Après le grand succès de son texte Olympe de Gouges, elle tresse, entre humour et blessure, intimité et désirs secrets, leur combat: Ils et elles s’entraînent, s’entraident pour résister à ce piège millénaire du sexisme.
Dominique Loiseau part des témoignages recueillis, en relève les expressions, les signes inaperçus, les marques qui forgent nos représentations. Elle en analyse les risques, en démonte les mécanismes. Elle nous propose des pistes, incluant les contradictions de l’humain, pour dépasser ce qui reste figé dans le quotidien. De la fiction à la réalité, les paroles entendues, les situations suscitent un véritable élan tonique pour sortir de ce labyrinthe!

couv Elsa Solal et Dominique Loiseau, Préface de Michelle Perrot, Les Cahiers de l’Égaré, 2015.

http://cahiersegare.over-blog.com/2015/02/battements-d-ailes-elsa-solal-dominique-loiseau.html

logosis-scelto

 

 

Voici un appel à contributions pour le numéro spécial de la revue de l’association sœur de Mnémosyne en Italie, la Società Italiana delle Storiche (SIS)Genesis  (2016,1), intitulé :
« Femmes « ordinaires » pendant la Première Guerre mondiale »
La revue encourage la publication de contributions couvrant un large éventail de contextes historiques, en Europe et au-delà, et publie des articles en italien, français et anglais.

CALL FOR PAPERS. Genesis. Rivista della Società Italiana delle Storiche, 2016, 1
“Ordinary” women in Europe during the First World War

Genesis, the Journal of the Italian Association of Women Historians, invites contributions for a
forthcoming issue on total mobilization in European societies during the First World War.
The issue aims to discuss women’s participation to the Great War, and its long-term consequences
in relation to processes of nationalization, politicization and modernization, in a transnational
perspective. Participation is understood both as involvement, direct and indirect, and as resistance,
active and passive.
International historiography has long investigated the qualitative and quantitative aspects of
women’s participation in the war and in the workforce (both as paid and voluntary workers) during
and after the war. Studies have focused on the organization of civil mobilization (and its role in
linking battle-front and home front), on gender relations in the labour market, on the forms of
opposition to the conflict that contributed to create new forms of welfare, on the activities, the
divisions and contradictions of the feminist movement and among women’s associations.
We encourage the submission of papers based on the comparison between different national
contexts, aimed to investigate the time and manner in which total mobilization involved “ordinary”
women belonging to the middle and working classes, as well as women of peasant and artisan
origin.
We intend to focus on how these social segments related to and reacted to the demands, the
pressures, the propaganda, the works of the institutions, enterprises and civil society organizations
in various states and at different stages of the war. We intend to analyse the transmission and
manipulation of ideas and practices, forms of resistance, gender power asymmetries and the
repercussions of these processes on social, family and generational relationships as well as in the
workplace, in the public sphere, in daily and private life.
In this view, we are especially interested in papers addressing the following issues:
• The leading role of women in the war mobilization and in opposition to the war;
• Training for new jobs, functions and professions, in the context of the reorganization of the
relationship between the productive and reproductive sphere brought about by total
mobilization, the compression of consumption, and social crises;
• Work and assistance as places of social, gender and geographical mixing, but also as places
where cultures, customs and languages met and clashed; forms of protest and solidarity
taking place in spaces of conflict and social union, at work, in the markets and squares;
• The economic activities and social policies that involved people in occupied territories;
• The transformations experienced by families in the cities and in the countryside, near and far
from the front, throughout the war and at the time of veterans’ return;
• The impact of the conflict on the education of people (teenagers and girls) born in the early
years of the Twentieth century, who lived the war as daughters of mobilized military or
civilians.

Proposals must contain an abstract (no more than 300 words) and a short CV and must be emailed
by May 15, 2015 to the editors: Roberto Bianchi roberto.bianchi(at)unifi.it and Monica Pacini
monicapacini(at)libero.it. They will communicate by May 30, 2015 if the proposals submitted have
or have not been selected for possible publication. Articles based on the selected proposals (no more
than 50.000 characters including spaces and footnotes) must be submitted by September 30, 2015
and will then undergo a double blind referee process.
Texts in Italian, English and French will be considered for publication.

et le site de la SIS >>> http://www.societadellestoriche.it/

 

 

European Platform of Women Scientists présente chaque moi sur son site une des associations membre du réseau EPWS. Myriam Boussahba–Bravard, Professeure à l’université Paris Diderot – Paris 7 répond pour Mnémosyne aux questions d’EPWS : Interview of the Month