Ce numéro de Lumières ne se propose pas de présenter une collection de portraits de femmes du XVIIIe siècle sous forme de biographies ou de portraits de groupes sociaux ou intellectuels dans l’ensemble de l’Europe des Lumières, dans un pays ou une région spécifique, mais de montrer en quoi ce siècle a constitué un moment particulier dans l’évolution de la réflexion sur la situation des Européennes. Des textes de toute nature – roman, libelles, traités, écrits du for privé – mais aussi des images émanant d’hommes et de femmes, portent en effet en eux les éléments d’une critique de la condition des femmes, voire d’une dynamique d’émancipation, révélant une prise de conscience neuve.  Nombre de ces textes suggèrent une réflexion sur la notion de genre : les différences entre hommes et femmes sont souvent pressenties comme un conditionnement social et non plus comme une donnée biologique ou comme un invariant de la « nature  » féminine.  

http://pub.u-bordeaux3.fr/index.php/revues/lumieres/la-cause-des-femmes-dans-l-europe-des-lumieres-lumieres-65.html

couverture LUMIERES 23
sous la direction de Dominique Picco et Marie-Lise Paoli, PUB, 2014.

 

Cet ouvrage invite à découvrir, ou redécouvrir, l’œuvre de Françoise Collin (1928-2012), figure majeure du féminisme européen de la deuxième moitié du XXe siècle, fondatrice de la première revue féministe francophone, Les Cahiers du Grif.

Ses livres, ses articles composent une œuvre éclatée et pourtant très aboutie, inséparable de son cheminement personnel, de son souci constant d’allier le penser et l’agir en un même mouvement. S’y exprime, en toute liberté et responsabilité, la force créatrice de l’écrivaine d’avant-garde comme celle de la philosophe et de l’intellectuelle qui pense, à travers l’étude passionnée d’Hannah Arendt, le féminisme et le politique, et réfléchit avec Blanchot et Levinas à l’art et à l’écriture.

Internationales et pluridisciplinaires, les contributions réunies dans cet ouvrage illustrent des aspects spécifiques de son œuvre. La juxtaposition des points de vue, des lectures, révèle les différents registres d’une pensée qui, dans un constant va-et-vient entre théorie et pratique, réflexion et engagement, s’est déployée à l’écart des écoles, des courants, des systèmes

penser-avec-1recouv_0Fouygeyrollas Schwebel Dominique et Rochefort Florence (dir), Editions iXe, 2016

GISinstitutGenre

 

 

 

En 2016, l’Institut du genre lance deux appels à projets sur les thématiques suivantes :
1. Genre et temporalités
2. Genre, Famille, Parenté
Les précisions et le formulaire de participation sur le site de l’Institut du Genre.

Cet appel à projets a pour objectif de :

  • favoriser des mises en réseau scientifiques à l’échelle nationale ou internationale
  • favoriser la constitution de projets de type « ANR » ou « projets européens » en contribuant à leur montage
  • soutenir la mise en oeuvre de recherches et d’enquêtes de terrain
  • aider à la mise en oeuvre de projets éditoriaux de grande ampleur
  • permettre ou accompagner l’émergence de nouvelles problématiques

Dans cette perspective, les projets présentés pourront inclure, mais ne doivent pas se limiter à, l’organisation de colloques ou de journées d’études.
Les manifestations scientifiques organisées par les lauréats devront inclure la mention du soutien de l’Institut du genre. Les porteur-e-s de projets lauréats pourront, si ils ou elles le souhaitent, faire appel à un membre de l’Institut (direction ou conseil scientifique) pour représenter l’Institut du Genre à ces manifestations.
Une note de synthèse et un bref état des dépenses seront demandés par le GIS Institut du genre à l’issue de la mise en oeuvre des projets sélectionnés. La note de synthèse sera affichée sur le site de l’Institut du Genre.

Conditions d’éligibilité
Cet appel s’adresse à tou-te-s les chercheurs/cheuses et enseignant-e-s – chercheurs/cheuses statutaires relevant d’établissements publics de recherche et d’enseignement supérieur partenaires du GIS Institut du Genre, quels qu’en soient le grade, la discipline, l’appartenance institutionnelle et la localisation géographique en France.
Priorité sera donnée à des projets portés par des individus ou des collectifs relevant d’au moins deux unités ou équipes différentes.

Modalités de soutien :

  • Le financement est plafonné à 5 K€ par projet.
  • Le financement est accordé pour l’année 2016. Il sera versé en une seule fois et devra être utilisé avant la fin de l’année 2016.

Modalités de dépôt du dossier :
Le formulaire obligatoire, une fois complété, et enregistré en pdf devra être soumis à l’adresse suivante : sg-gis-idgenre@mshparisnord.fr au plus tard le 14 février 2016 minuit.

- Pour plus d’information : contact administratif : sg-gis-idgenre@mshparisnord.fr
- Modalités de sélection : Les dossiers seront évalués par le Conseil Scientifique de l’Institut du Genre.

Toutes les précisions sur le site de l’Institut du genre

 

Clio20 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rejoignez nous pour les 20 ans de Clio

vendredi 20 novembre à la maison de l’Europe (Paris)

Pour télécharger le programme cliquez : clio 20ans flyer

 

 

Des « histoires de belles-mères », chacun de nous en a ri, sans vraiment s’étonner de ne rien connaître de la véritable histoire de toutes ces femmes d’hier comme d’aujourd’hui. Or en changeant d’identité et de statut par le seul mariage de leurs enfants, elles jouent un rôle indéniable, qui peut dépasser les frontières de la famille pour s’inscrire au plus près du pouvoir. Voilà le vrai passé des belles-mères, dessiné ici par des récits de vie murmurés, des témoignages retrouvés, des archives oubliées, des chansons envolées, des œuvres artistiques revisitées…Une évidence s’impose : de l’Antiquité à nos jours, de la Mésopotamie au Japon, les belles-mères ont une histoire singulière et participent bel et bien de l’Histoire.

http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-l-etonnante-histoire-des-belles-meres-27058.php

histoire belle-mèreYannick Ripa (dir), Belin, 2015

 

mémoriales 2015-G&HÉdition 2015 des « Mémoriales »

L’actualité de la Seconde Guerre mondiale au Mémorial de la Paix, Caen

VENDREDI 6 NOVEMBRE
15h30>16h30 | Conférence
« Le genre en guerre. Exécutrices, victimes et témoins (années 1930-1950) »
Rencontre organisée à l’occasion de la publication du n°15 de la revue Genre & Histoire
>>> Modérateur : François Rouquet, Professeur d’histoire contemporaine, UCBN
>>> Intervenantes : Isabelle Ernot, Historienne – Union des Déportés d’Auschwitz
Julie Le Gac, Post-doctorante, Université Paris-Sorbonne (LabEx EHNE, Écrire une nouvelle histoire de l’Europe)

 

Pour lire le n° de Genre & Histoire >>>
Pour en savoir plus sur les Mémoriales >>>
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Paris, le 19 octobre 2015

Objet : Les « nouveaux » programmes scolaires et le genre

Monsieur le Président du Conseil supérieur des programmes,

Les dix-huit membres du Conseil supérieur des programmes (CSP) — d’abord présidé par Monsieur Alain Boissinot puis par Monsieur Michel Lussault —ont travaillé plus d’un an à l’élaboration des nouveaux programmes du primaire et du collège.

Fort contestés au printemps 2015, ces programmes ont été revus et corrigés pendant les vacances d’été et ils sont désormais disponibles à l’adresse suivante :

http://www.education.gouv.fr/cid93042/projet-de-programmes-pour-les-cycles-2-3-et-4.html

Chacun·e peut se faire une idée de « l’élève » virtuel, idéal, que les membres du CSP se donnent pour objectif de former ainsi que de la méthode et des contenus. Les cycles scolaires concernés par les nouveaux programmes sont les IIe cycle (CP, CE1, CE2), IIIe cycle (CM1, CM2, 6e) et IVe cycle (5e, 4e, 3e).

Le collectif signataire de cette lettre ouverte est composé de dix-sept institutions et associations françaises qui, elles-mêmes, regroupent des scientifiques internationalement reconnu·e·s des études de genre ainsi que des spécialistes de l’égalité femmes-hommes/filles-garçons. Presque tou·te·s, à des degrés divers, sont ou ont été acteurs et actrices de terrain, face à des élèves réel·le·s, dans toute leur diversité et leur hétérogénéité. Certain·e·s sont également en situation de former des enseignant·e ·s.

Les promesses faites par le CSP — d’une part, de dialoguer avec les personnes concrètement engagées, d’autre part, de rapprocher l’enseignement de la recherche — nous avaient incité·e·s à faire entendre nos voix.

Nous voulions faire valoir qu’il fallait intégrer, dans les nouveaux corpus et à tous les niveaux des cursus, les connaissances permettant de promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes ; qu’il était urgent de mener la lutte contre les stéréotypes sexistes dans tous les domaines, dans toutes les disciplines et à l’aide d’outils pédagogiques renouvelés, à tous les niveaux de l’enseignement, à commencer par l’école maternelle puis l’école élémentaire, puis enfin, en collège et en lycée.

Que ce soit en matière de socle de connaissances, d’évaluation, de formation des enseignant·e·s, de pédagogie ou encore de valeurs éthiques et civiques, et in fine, en matière de programmes, nous pensions que l’enseignement se devait d’intégrer les apports que la recherche scientifique a produits et validés depuis près d’un demi-siècle et que plusieurs pays européens ont déjà incorporés dans leurs projets éducatifs. Les femmes ne devaient plus être reléguées à un préambule, ni à un chapitre à part, ni à quelques lignes, aussi bienveillantes soient-elles, saupoudrées ici et là. On sait aujourd’hui le rôle décisif et le poids que les femmes ont dans tous les domaines de la vie sociale, culturelle, économique ou politique (malgré les discriminations dont elles sont encore l’objet).

Il était temps de proposer aux filles et aux garçons, dans les classes, quel que soit le sujet traité et quelle que soit la discipline enseignée, des connaissances et des outils pour étudier les processus à l’œuvre dans la fabrication des inégalités sexuées, afin de provoquer une réflexion sur l’égalité, non seulement en droit (dans le respect des lois votées) mais aussi en fait.

La difficulté rencontrée pour obtenir un rendez-vous et pour pouvoir nous exprimer devant des représentant·e· s du Conseil supérieur des programmes fut peu de chose au regard de la surdité feutrée finalement opposée par l’institution.

Oui, l’occasion fut totalement manquée. Le CSP est resté sourd à nos arguments. Il a sans doute espéré nous contenter par des mentions à la marge — consensuelles et molles — mais qui ne changent rien sur le fond : les programmes réécrits par le CSP cet été se donnent pour ambition de faire « comprendre le monde » à notre jeunesse sans avoir le courage de l’analyser et tout en évitant soigneusement le critère d’explication du « monde tel qu’il est » que constitue la hiérarchisation des sexes.

Oui, l’occasion est manquée : Acta est fabula pourrait-on penser !Mais la pièce n’est sans doute pas totalement jouée. Les livres scolaires qui vont suivre ces programmes seront examinés à la loupe, car ils peuvent encore éviter le piège des stéréotypes de genre avec les hiérarchies et les inégalités qu’ils entraînent inévitablement. Par ailleurs, la liberté de pensée et la conscience professionnelle dont dispose encore le corps enseignant pourraient également permettre de conjurer en partie le dangereux déni de nos instances nationales.

Recevez, Monsieur le Président du Conseil supérieur des programmes, nos salutations lucides.

Associations signataires

– Approches pluridisciplinaires du genre (ARPÈGE)

– Association de jeunes chercheuses et chercheurs en études féministes, genre et sexualités (EFIGIES)

– Association de recherches sur le genre en éducation et formation (ARGEF)

– Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG)

– Association nationale des études féministes (ANEF)

– Coordination française pour le Lobby européen des femmes (CLEF, 55 associations féministes françaises)

– Fédération de recherche sur le genre (RING)

– Femmes pour le dire, femmes pour agir (FDFA)

– Femmes & mathématiques (F & M)

– Femmes et sciences (F & S)

– Femmes ingénieurs (FI)

Institut Émilie-du-Châtelet pour le développement et la diffusion des études sur les femmes, le sexe et le genre(IEC)

– Ligue du droit international des femmes (LDIF)

– Mnémosyne : association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre

Réseau féministe « Rupture »

– Réussir l’égalité femmes-hommes (REFH)

Société internationale pour l’étude des femmes d’Ancien Régime (SIEFAR)

Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication en ligne
du dernier numéro de la revue Genre & Histoire

Pièce jointe Mail

 

 

 

Le dossier de ce numéro 15 est consacré à la Seconde Guerre mondiale

Le sommaire  :
Le genre en guerre, Exécutrices, victimes, témoins
Isabelle Ernot
Le genre en guerre. Exécutrices, victimes, témoins [Texte intégral]
Elissa Mailänder
Des femmes allemandes au service de la guerre : participations actives aux politiques raciales nationales-socialistes, à la déportation et au génocide (1939-1945) [Texte intégral]
Deborah Barton et Fabien Théofilakis
Couvrir la colonisation sans la violence : des femmes journalistes allemandes face à la germanisation à l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale [Texte intégral]
Isabelle Ernot
« Women and/in the Holocaust » : à la croisée des Women’s-Gender et Holocaust Studies (Années 1980-2010) [Texte intégral]
Julie Le Gac
« Le mal napolitain » : les Alliés et la prostitution à Naples (1943-1944) [Texte intégral]
Histoire et mémoires

Marie Claire Hoock-Demarle
Hommage à Rita Thalmann (1926-2013) : L’aventure du séminaire « Sexe et race » [Texte intégral]
Fabrice Virgili
“La mémoire des Ianfu” : Le Women’s Active Museum on War and Peace (Tokyo) [Texte intégral]
Ego Histoire

Danièle Voldman
Le genre, à côté [Texte intégral]
Fabrice Virgili
La guerre, une transmission genrée [Texte intégral]

Vous retrouverez aussi dans ce numéro les rubriques habituelles : « Comptes rendus » et « Travaux soutenus » qui propose des résumés des thèses, mémoires de master candidats au Prix Mnémosyne

Bonne lecture !! http://genrehistoire.revues.org/1886

Pascale Barthélémy & Isabelle Ernot avec le comité de rédaction

Pauline Moszkowski-Ouargli

Citoyennes des champs

Les femmes de Beaumont-du-Périgord pendant la Révolution française

Rennes, Presses Universitaires de Rennes, août 2015

http://www.pur-editions.fr

CitoyennesChamps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment les femmes des campagnes ont-elles vécu la Révolution française ? Loin de Paris, dans un bourg rural du Périgord, les Beaumontaises prennent la parole, pétitionnent et s’organisent. À partir de fonds conservés aux Archives départementales de la Dordogne, mais également aux Archives nationales, Pauline Moszkowski-Ouargli suit la pénétration de la Révolution française dans les territoires ruraux et comment la pratique de la langue française, la justice ou l’éducation devinrent alors des nouveaux enjeux quotidiens.

Tout en remettant en cause la hiérarchie politique entre les sexes, les femmes de Beaumont-du-Périgord étaient loin d’être unanimes, quant à la politique religieuse révolutionnaire ou à propos du droit de vote des femmes. Cette recherche permet, en personnifiant les citoyennes des champs, mal connues et marginalisées parce qu’éloignées des lieux de pouvoir, de mieux connaître l’engagement des femmes pendant la période révolutionnaire. Pour ce mémoire, soutenu à l’université de Bordeaux Montaigne, l’auteure a obtenu le prix 2013 de l’Association Mmémosyne pour le développement de l’histoire des femmes et du genre.

 

Les membres de Mnémosyne (Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre), et de l’Institut d’histoire de la Révolution française (UMS 622 / IHMC UMR 8066, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) sont heureux de vous convier à la présentation du livre de

Pauline Moszkowski-Ouargli
Doctorante à l’IHRF-IHMC, lauréate du prix Mnémosyne 2013

Citoyennes des Champs. Les femmes de Beaumont-du-Périgord pendant la Révolution française

Presses universitaires de Rennes

Avec comme discutante Clyde PLUMAUZILLE (docteure en histoire, membre associée de l’IHRF-IHMC).

Mercredi 23 septembre
de 18h à 20 h
Salle Marc BLOCH
Esc. C, 2nde étage (au fond à droite)
17, rue de la Sorbonne 75005 Paris

Venez nombreux-ses !

Présentation Pauline Moszkowski