Annonceprix2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à l’occasion de l’assemblée générale de l’association samedi 24 janvier aux Archives nationales le prix  le 12e prix Mnémosyne a été remis à :

Emilie Druilhe pour son mémoire « Farouche Atalante. Portrait d’une héroïne grecque antique » sous la direction de Violaine Sébillotte-Cuchet, Université de Paris 1

Cette année une mention spéciale du jury a été décernée à Anna CABANEL pour son mémoire « Pionnières du Nord – Universitaires norvégiennes et réseaux féminins internationaux (1882-1940) »,  sous la direction d’Olivier Wievorka, ENS de Cachan, et de Sylvie Chaperon, Université de Toulouse Jean Jaurès, 2014.

 

Que faut-il pour faire vivre une assemblée délibérative et souveraine ? Un toit, des murs, un palais, une salle, des œuvres d’art. Des lingères, des hommes de peine, des commis, des gardes Suisses. Mais encore ? Un territoire sanctuarisé, une force militaire, des prérogatives, une police intérieure, des règlements, un personnel dédié, des procédures rituelles et codifiées.  Et surtout, le désir et la possibilité de durer.

Loin des visions désincarnées de la philosophie politique, ce livre propose un voyage historique et anthropologique inédit dans les soubassements de l’Assemblée Nationale. Lecture au ras de l’archive, cette plongée dans le quotidien du Palais-Bourbon s’intéresse à la façon dont les Assemblées législatives se sont organisées pour exister depuis la Révolution française jusqu’à nos jours.

Comment produire un corps autonome et souverain qui ne soit pas l’Etat ? Comment le rendre capable de survivre aux aléas de la rue et de l’exécutif ? Comment faire vivre ce lieu inédit, ce contre-emplacement, cette hétérotopie ?

Le linge, métaphore et réalité, est le moyen de questionner la tessiture des institutions démocratiques occidentales contemporaines réputées neutres et universelles. L’enquête rend compte de la fabrique matérielle et sociale d’une institution dont les traits aristocratiques et domestiques se poursuivent dans le cadre républicain. Elle s’interroge alors sur la culture masculine qui règne durablement à l’Assemblée et les rapports de genre qui y ont cours.

Que penser, finalement, de l’anatomie politique du parlementarisme républicain ?

http://www.editionsbdl.com/fr/books/le-linge-du-palais-bourbon.-corps-matrialit-et-genre-du-politique-lre-dmocratique/466/

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Delphine Gardey, éditions Le Bord de l’eau, 2015.

Catalogue de l’exposition sur les femmes pendant la Première guerre mondiale du 14 novembre 2014 au 1er mars 2015 aux Archives départementales de la Gironde 

La Première Guerre mondiale agit comme un révélateur dans un pays en guerre où la population masculine est largement mobilisée au combat : la France découvre ses femmes. Ces femmes ont fait face à l’absence et à de nouvelles responsabilités. À la campagne, elles doivent assumer les travaux des champs. À la ville, elles investissent des emplois dans les usines d’armement, de métallurgie, ainsi que dans les transports. Elles jouent également un rôle essentiel au sein du noyau familial désormais éclaté et doivent subvenir, parfois seules, aux besoins de la famille, malgré les rationnements et les pénuries.

Auteurs : collectif. Fabrice Virgili (CNRS), Bernard Lachaise et Alexandre Fernandez (Université Bordeaux-Montaigne), Séverine Pacteau de Luze et Hubert Bonin (Institut d’études politiques de Bordeaux).

Archives départementales de la Gironde / Diffusion, distribution : Le Festin, 2014, 152p.

http://www.lefestin.net/1418-lautre-front-les-femmes-de-gironde-au-temps-de-la-grande-guerre#sthash.KjR8pMIb.dpuf

 

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Le prix proposé par la Società Italiana delle Storiche, association sœur de Mnémosyne en Italie est désormais ouvert aux travaux en langue française

Le prix de thèse Franca Pieroni Bortolotti a été institué en 1990 à Florence (Italie) en collaboration entre la mairie de Florence et la Società Italiana delle Storiche. Après une interruption de trois ans, depuis 2012 nous collaborons avec la Région Toscane.
Le prix est décerné chaque année à deux à trois thèses inédites d’histoire des femmes et du genre (de l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine).
Nous primons les thèses ‘magistrali’ (master 2)  et les thèses de doctorat.
Il s’agit du seul prix à dimension nationale d’histoire des femmes et du genre en Italie.
Depuis 2013, nous accueillons les travaux rédigés en français, anglais et espagnol (outre qu’en italien naturellement).

Généralement le dépôt des candidatures est en mai/juin, la remise du prix à mi-décembre.
Le ou la lauréat(e) du premier prix reçoit 2500,00€

Cette année le prix sera décerné à deux thèses de doctorat, une d’histoire médiévale et une d’histoire contemporaine, qui ont également mérité la publication dans la Collection du Prix.
Quatre autres travaux recevront une mention spéciale.
La remise des prix aura lieu à Florence le 13 décembre 2014, à l’occasion d’une journée entièrement consacrée au Prix et à son histoire (programme et lauréates en doc attaché).

A cette occasion, nous présenterons également le deux ouvrages qui ont mérité la publication l’année dernière et qui paraissent cette année chez Pisa University Press (en édition digitale, open access, disponibles sous peu sur le site de la SIS)
Les ouvrages de la collection déjà parus sont téléchargeables gratuitement depuis le site de la Società Italiana delle Storiche.

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La revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, lance un appel à contributions pour un numéro intitulé « Citoyennetés »

Vous trouverez le texte de l’appel ci-dessous et en pièce jointe en quatre langues, français, anglais, espagnol et italien. Les propositions sont à envoyer pour le 10 décembre 2014 (détails en pièce jointe).

Call for Papers Clio. Femmes, Genre, Histoire.  « Citizenships » issue, Spring 2016, no. 43

The deadline for proposals in English, French, Spanish or Italian is December 10, 2014.  See the Call for Papers attached.

Appel à contributions – Call for papers, Citoyennetés


 

La revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, lance un appel à contributions pour un numéro intitulé « Citoyennetés »

Le pluriel du titre choisi pour ce futur dossier de la revue Clio, Femmes, Genre, Histoire invite à réfléchir à la plasticité et à la polysémie du concept de citoyenneté, aux mots traduits par « citoyen.ne.s » ou « citoyenneté » dans différentes langues, à la diversité des pratiques en montrant comment l’histoire des femmes et du genre a contribué à redéfinir le vocabulaire et les contours de ce que nous appelons la citoyenneté et donc notre conception du politique. Il s’agit par conséquent d’interroger nos catégories et pratiques contemporaines et occidentales, en les confrontant à celles d’autres périodes et d’autres sociétés.

En effet, la participation de tous et de toutes aux affaires collectives est désormais un enjeu partagé et une revendication forte pour nombre de peuples en lutte. Dans cette perspective, l’histoire de la citoyenneté se lit comme celle de l’émancipation des individus, d’une autonomie sans cesse réaffirmée dans le cadre idéal des « droits universels ». Or la notion de citoyenneté est d’abord une notion occidentale, construite dans une perspective généalogique qui donne l’illusion d’une continuité voire d’une invariance entre l’Antiquité classique – présentée comme l’origine et le lieu d’une définition authentique de la citoyenneté – et nos sociétés contemporaines.

Initialement, cette citoyenneté s’est débord définie par l’exercice de droits dits politiques. Le cercle des citoyens s’est progressivement élargi, de quelques privilégiés à, idéalement, l’ensemble des adultes résidents stables d’un territoire donné. Cette citoyenneté a été d’abord définie au travers d’expériences qui furent très longtemps réservées à des hommes. Elle s’est ainsi imposée comme un privilège lié à la filiation, à la fortune, à la résidence et au genre.

Nombre de travaux ont contribué à analyser cette réalité, à l’expliquer, sans que les auteurs soient toujours d’accord sur les raisons, les modalités, le tempo de l’exclusion des femmes du politique.

L’historiographie a aussi montré que loin de se limiter au droit de vote et d’éligibilité, la citoyenneté suppose l’acquisition et l’exercice de droits civils, économiques et sociaux. La notion de « citoyenneté sociale » s’est ainsi imposée au terme de débats importants. Le concept de citoyenneté au sens large intègre par conséquent les pratiques sociales et politiques qui ne sont pas seulement du ressort du droit ou de son affirmation mais résultent de rapports sociaux plus complexes où les inégalités de genre croisent les inégalités économiques et culturelles.

En choisissant de considérer les citoyennetés au pluriel nous voulons confronter des définitions et des pratiques différentes de l’accès à la prise de décision collective, des échelles de réflexion variées (celle du village, de la cité, de la commune, de l’Etat, de l’empire, d’une fédération), qui ne lient pas exclusivement la citoyenneté à la configuration de l’État-nation territorialisé.

Plusieurs axes de réflexion sont proposés, qui ne sont pas exclusifs les uns des autres et nous invitons vivement les auteur-e-s à proposer des articles croisant ces différents axes.

Le premier axe de réflexion pourra être celui des mots et de ce qu’ils recouvrent, du lexique et de ses usages (et donc des effets de traduction). Derrière les mots, quels types de privilèges, de statut, de droits ou de devoirs dans différents contextes historiques ? Que traduit-on par citoyen, par citoyenne, par citoyenneté dans différentes sociétés et à différentes époques ? Dans chaque communauté se rencontrent des termes différents : celui de citadinité (cittadinanza dans l’historiographie des communes italiennes de la fin du Moyen Âge) ou de « droit de bourgeoisie » dans l’Europe moderne, ceux de ciudadano/ciudadana dans les sociétés d’Amérique latine, celui de politès (citoyen) dans l’Antiquité grecque, qui ne s’emploie quasiment qu’au masculin quand les termes athênaia/athênaios (athénien/athénienne) s’utilisent au masculin et au féminin. Derrière les mots, quels sont les droits et les pratiques ? Par exemple, toutes les sociétés associent-elles suffrage et citoyenneté ? Quels liens entre citoyenneté et représentation ?

Deuxième axe : Dans la plupart des analyses sur la citoyenneté, hommes et femmes apparaissent comme des groupes homogènes, recevant un jour en bloc la citoyenneté. Or, les différences de fortune, de niveau d’éducation, de couleur de peau, de religion, induisent non seulement des droits parfois différents mais aussi des revendications et des pratiques variées. Il s’agit ainsi de réfléchir aux différents degrés de citoyenneté, aux politiques discriminatoires liées au sexe, au genre mais aussi à d’autres critères, économiques ou culturels.

Troisième axe : La question de la citoyenneté est indissociable dans nos conceptions contemporaines (et surtout française) de celle de la nationalité. L’histoire des étrangers montre que des femmes et des hommes, il n’était en réalité question que de certains et certaines, à savoir les nationaux (susceptibles le plus souvent de porter les armes), les résidents d’origine étrangère étant en fait considérés hors du cercle de la citoyenneté. Les situations impériales permettent pourtant de nuancer cette idée car elles complexifient l’articulation entre citoyenneté, souveraineté et nationalité. Ce dossier souhaite ainsi poser la question des frontières et des territoires de la citoyenneté.

Quatrième axe : Il consiste à interroger les pratiques repérables derrière les différentes formes légales de citoyenneté. Comment s’exerce la citoyenneté ? Les personnes citoyennes ont-elles une réelle capacité d’action politique, sous quelle forme ? En quoi l’engagement citoyen participe-t-il aussi de la définition de la masculinité ? Le genre de la citoyenneté a-t-il alors un sens ?

Ce dossier souhaite par conséquent souligner la valeur heuristique du concept de genre lorsqu’il permet de penser la diversité des réalités que recouvre le concept de citoyenneté dans le monde et à différentes époques. Privilégiant la diversité des expériences de citoyenneté, ce dossier privilégiera les études portant sur d’autres contextes historiques que ceux de la France moderne et contemporaine dans ses frontières métropolitaines.

Les propositions d’articles inédits en anglais, français, espagnol ou italien sont à envoyer pour le 10 décembre 2014 à : barthelemypascale@yahoo.fr ET violaine.sebillotte@univ-paris1.fr

·         Elles devront comporter 4000 signes et présenter les sources, la problématique, les thématiques envisagées et la manière dont l’article s’insère dans l’historiographie.
·         Elles seront accompagnées d’une bibliographie de 5 titres maximum et d’un court CV.

·         Une réponse du comité de rédaction sera donnée sur l’acceptation ou le refus de la proposition pour le 15 janvier 2015.
·         Les articles seront à remettre pour le 15 juin 2015 – ils seront soumis à expertise interne et externe au comité de rédaction.
·         Les auteur-e-s seront informé-e-s de l’acceptation définitive de leur texte en septembre 2015
·         La publication est prévue au printemps 2016 (version papier en français suivie d’une version électronique en anglais : voir http://clio.revues.org/ et http://www.cairn-int.info/revue-clio-femmes-genre-histoire.html


 

Call for Papers Clio. Femmes, Genre, Histoire.  « Citizenships » issue, Spring 2016, no. 43

The journal Clio, Femmes, Genre, Histoire solicits proposals for articles on the theme of citizenships (in the plural) for our Spring, 2016 issue.  We hope to receive articles that analyze citizenship, both as concept and practice, in all of its complexity and multiple meanings in different historical contexts and languages.  We are very interested in work that builds on the last decades’ contribution of gender and women’s history to advances in our understanding of the terminology of citizenship,  the diversity of citizenship practices, and how a gendered focus has changed how we understand the political itself. We seek, finally, to interrogate our, current, western, categories and practices, by confronting them with those of other periods and other societies.

Universal access to collective participation is currently a shared goal and urgent demand for many embattled peoples.  From this standpoint, the history of citizenship often reads as one of the emancipation of individuals, of a perpetually reaffirmed autonomy of the individual in the context of ‘universal rights.’ In fact, however, this idea of citizenship is not universal, but born in the West, and later given an illusionary genealogy that creates a false continuity from classical antiquity — presented as the origin of authentic citizenship — to our contemporary societies.

This form of citizenship was, historically speaking, initially defined by the exercise of rights understood to be political.  The circle of citizens was gradually widened, from a few privileged men to, ideally, all adults residing permanently within a given territory.  Citizenship, understood as a privilege linked to parentage, property, residence, and gender, was limited for a very long time to men.

Many scholars have worked to explain, without reaching consensus, the modalities and temporalities of women’s exclusion from the political.  This historiography has also shown that far from being limited to the right to vote and to hold elected office, citizenship implied the acquisition and exercise of civil, political and economic rights.  The concept of « social citizenship, » has, therefore, won acceptance after considerable debate.  Citizenship thus broadly defined includes social and political practices that are not simply those of defined by law but the result of complex social relations where gender inequalities intersect with those of culture or economy.

By conceptualizing citizenships in the plural we hope to confront these different definitions and practices of access to collective decision making, and different scales of polity (village, cities, counties, states, empires, federations), that are not limited to citizenship as it is defined in the territorially-based nation-state.

We solicit articles using a variety of approaches, and particularly encourage submissions that cross several of these approaches.

The first approach is that of words — citizen, citizenship, national, etc – including their usage, and effects of translation.  What kinds of privileges, of status, of rights or obligations are covered by these words in different historical contexts?  How does one translate citizen or citizenship in different societies and different periods? One encounters different terms in each community:  having the rights to the city (cittadinanza in the historiography of the Italian city states of the late Middle Ages) or « bourgeois rights » in Early Modern Europe, those of ciudadano/ciudadana in Latin American societies, that of politès (citizen) in Ancient Greece, which is almost always used in the masculine form while the terms athênaia/anthênaios (Athenian) are used in both the masculine and feminine.  What are the rights and practices behind those words? For example, do all societies link the vote and citizenship? What links are there between citizenship and representation?

The second approach: In most analyses of citizenship, men and women are taken as homogeneous groups, granted citizenship en masse, whereas in fact differences of wealth, education, skin color, and religion have generated not only different rights, but also different demands and practices.  We encourage submissions, therefore, that analyze the different degrees of citizenship, of gender, cultural, and economic discrimination.

Third approach:  In our contemporary conceptualization (particularly in France), it is often assumed that citizenship and nationality are coterminous; citizens are nationals and non-citizens are foreigners.  We are eager for proposals for articles that expose the relationship of citizenship, nationality and sovereignty, analyzing how those relationships are differently gendered in different contexts.  There are times, for example, when men resident on national or imperial territory are granted the rights of citizens (often as a result of military service) while their wives and daughters are not.  In some contexts, residents born abroad are considered nationals but not citizens or citizens but not nationals; these categorizations are sometimes also gendered.

Fourth approach:  Here we are looking for work interrogating the various forms of practice hidden behind the legal forms of citizenship.  How was citizenship actually exercised? Did citizens have a real capacity for political action? of what kind? How did acting as a citizen shape the definition of masculinity? Does the « gender of citizenship » have meaning?
This dossier underscores the heuristic value of the concept of gender as it allows one to think about the diversity of realities covered by the concept of citizenship in the world in different periods. Privileging the diversity of experiences of citizenship, we will give preference to studies that concern historical contexts other than metropolitan France in the early modern and modern periods.

The deadline for proposals in English, French, Spanish or Italian is December 10, 2014.

Please send them to: barthelemypascale@yahoo.fr ET violaine.sebillotte@univ-paris1.fr

Proposals should:
·         be 4000 signs long and include the sources, the topic, and the argument as well as indicate the historiographical conversation in which the article is engaged.
·         be accompanied by a bibliography of a maximum of 5 titles and a short c.v.
·
The editorial committee will let you know by January 15, 2015 if your proposal has been accepted.

The deadline for articles is June 15, 2015.  They will at that point be sent for evaluation by the editorial committee and outside readers.
Authors will be informed of the definitive acceptance of their articles in September, 2015.
Publication is scheduled for Spring 2016. The French paper edition will be followed by an English version available on-line.

See: http://clio.revues.org/ et http://www.cairn-int.info/revue-clio-femmes-genre-histoire.html

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« Les femmes prennent la plume », sous la direction de Myriam-Boussahba-Bravard et Paul Pasteur

Quels sont les liens entre écriture et engagement dans l’Europe des années 1860 aux années 1930? À travers les parcours et les prises de position de femmes européennes (britanniques, française et autrichiennes) dans le monde de la presse, ce nouveau numéro de Genre & Histoire interroge les modalités d’engagement dans l’écriture et les liens entre journalisme, féminisme et réseaux militants.

Les articles du dossier :

  • Myriam Boussahba-Bravard, Paul Pasteur et le Comité de rédaction
    Femmes, militantisme et presse en Europe (1860-1930) 
  • Myriam Boussahba-Bravard
    Le journalisme comme récit théorisé du militantisme chez Teresa Billington-Greig (Grande-Bretagne, 1877-1964) 
  • Isabelle Ernot
    Olympe Audouard dans l’univers de la presse, (France, 1860-1890) 
  • Stéphanie Prévost
    Les « abominations ottomanes » dans le discours libéral féminin au Royaume-Uni, (1875-1896) : de la dénonciation au militantisme féministe 
  • Jean-Numa Ducange
    Prendre la plume pour s’imposer dans le parti ? Le cas de Therese Schlesinger, militante du Parti social-démocrate autrichien 

 

Arrière toute, manifestement l’inspection générale de l’éducation nationale ne sait même plus ce qu’est le genre, ni l’origine sociale peut être. Dans le rapport sur la mise en place des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) cette superbe mais bien triste phrase p. 104 du rapport  :

« Quand les maquettes font place à des reformulations qui semblent indiquer un choix particulier pour aborder le domaine concerné, le contenu réel de l’enseignement apparaît flou et incertain. Ainsi le libellé, incontestablement séduisant, mais pour le moins mystérieux : « Égalité des chances / Inégalité des chances : genre et origine sociale ». »

Séduisante et mystérieuse, on retrouve là les plus beaux stéréotypes du féminin!

Pour l’intégralité du rapport :

rapport-igen-igaenr-2014-071_355916

Merci à  REFH (Réussir l’égalité femmes-hommes) de nous avoir envoyé ce rapport
http://www.reussirlegalitefh.eu

 

 

 

 

 

 

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Veuillez trouver ci joint le rapport d’un de nos partenaires, The European Platform of Women Scientists (EPWS), effectué en 2014 pour le MENESR intitulé “MESURES NATIONALES POUR L’ATTRACTIVITE DES SCIENCES POUR LES FILLES DANS DIFFERENTS PAYS DE L’UNION EUROPEENNE ET AU DELA”

Télécharger le Rapport 2014 EPWS MESR
The European Platform of Women Scientists,
which offers a vibrant forum for sharing experiences and envisioning new tools for change towards gender equality in science and research policy.
We welcome new members. Please visit our website or contact us at membership@epws.org

Mnémosyne est signataire de la tribune publiée dans Libération du 24 septembre 2014

http://www.liberation.fr/societe/2014/09/22/vallaud-belkacem-non-au-sexisme-et-au-racisme_1106145

accessible aux non abonnés à partir du 27 septembre
Le texte lui-même et les signataires sont, en attendant, visibles sur le blog de

Genre Recherche Education La bonne rencontre

http://genrerechercheeducationrencontre.unblog.fr/
N’hésitez pas, évidemment, à informer les membres de vos associations, syndicats etc.

Ce livre propose une perspective originale sur la polémique sexe/genre, sur la critique des stéréotypes et sur l’usage de la nudité en politique. La polémique commence par une « guerre » scolaire autour des manuels scolaires de première ES en 2011, manuels accusés d’influencer l’orientation sexuelle des élèves. Puis elle continue avec l’affrontement social et moral autour du « mariage pour tous » et, désormais, se concentre sur les « études de genre ». Tout cela aboutit à donner au mot « genre » une ampleur médiatique considérable. En retour, dans un système de justification enthousiaste, la nouvelle génération d’universitaires, qui installe désormais ce nouvel objet de recherche et d’enseignement dans le champ académique, a produit nombre d’arguments en faveur du « genre ».

Appartenant à la génération des pionnières dans le domaine, je me vois observatrice de cet affrontement et je me sais en désaccord avec les opposants comme avec les défenseurs du « genre ».

Après quatre décennies de recherches sur la pensée de l’émancipation des femmes, de l’égalité des sexes, travaux qui ont mis en lumière la généalogie politique du féminisme lié à la modernité démocratique et parié sur la construction philosophique de questions précises (consentement, service domestique), Les Excès du genre proposé ici témoigne de la nécessité d’intervenir dans ce débat (dont on pourrait aussi remarquer qu’il devient à la mode…). Il fait suite à mon recueil récent, À côté du genre, sexe et philosophie de l’égalité (2010). Sans être indifférente durant toutes ces décennies à la question du « genre », j’avais choisi de préciser ma position quant à la question du « concept » uniquement par de brefs commentaires au cours de démonstrations, à mon avis plus intéressantes, sur les enjeux de l’émancipation des femmes. C’est pourquoi le titre, À côté du genre, avec l’ajout de « sexe » en sous-titre, voulait désigner mon parti pris de ne pas y consacrer trop de temps. Après la sortie de ce livre, j’ai été intriguée par le fait que « à côté » signifiait pour mes interlocuteurs « aux côtés de », ou « du côté de », voire « contre » le genre. Tout cela est contemporain des débuts de la polémique.

Le texte présenté ici fait le point en repartant de l’exigence première de mon parcours philosophique, celle de constituer et de valider un nouvel objet de pensée philosophique, valable aussi pour d’autres disciplines. Ainsi l’enjeu est de comprendre comment peut fonctionner ce nouvel outil : comme un neutre – le genre – ou comme un pluriel – les genres ; et, avec, ou sans, le mot « sexe » ? Alors, il faut s’intéresser à ce qui fait subversion avec ce mot, ainsi qu’à ce qu’il dévoile d’un impensé de la tradition occidentale, bien plus qu’au fait de savoir s’il favorise, ou non, l’homosexualité de la jeunesse…

D’où la deuxième discussion, celle qui porte sur les « stéréotypes », stéréotypes de genre comme on dit. On dit justement qu’il faut lutter contre, qu’il faut les déconstruire pour permettre aux enfants comme aux adultes de changer d’image, d’être libres de trouver leur identité sociale et publique. Changer les images des femmes et des hommes, du féminin et du masculin pour transformer la réalité… Or il faut questionner cette idée : les images édictent-elles des comportements ? Sont-elles des normes d’identification automatique ?… Car entre le sujet qui envoie, ou celui qui reçoit une image, entre l’idée que l’image est une chose puissante ou, au contraire une réalité inconsistante, on doit se poser quelques questions… La lutte contre les stéréotypes n’est-elle pas la meilleure façon de les renforcer, d’en reconduire la puissance ? Lutter contre les préjugés, est-ce vraiment une stratégie efficace ?

Excès du genre, stéréotypes exagérés, et aussi nudité politique. Ce sera le troisième temps de cet écrit : l’usage du nu, du corps porteur de slogans (cf. les Femen) renvoie à l’histoire lointaine (occidentale) de la nudité comme vérité et de la femme nue comme image de la vérité. Cela implique aussi de se souvenir que l’artiste femme du XIXe siècle doit être tenue loin de la représentation du nu. Plus largement, dans la perspective de l’égalité des sexes, on s’attardera sur l’idée politique de l’association femme/nudité dans le discours contemporain

http://www.editions-lignes.com/GENEVIEVE-FRAISSE-LES-EXCES-DU-GENRE.html

fraisse_exces_du_genre Geneviève Fraisse, éditions lignes, 2014.