On ne naît pas homme, on le devient. Cet ouvrage se propose de déconstruire ce qui a fait longtemps figure d’invariant et de montrer que la masculinité a une histoire. Les contributions qui courent de la préhistoire à nos jours peignent ainsi des masculinités à la fois multiples et changeantes en privilégiant les processus de construction de la masculinité.
Ce livre part des signes et marqueurs de la masculinité qui permettent d’emblée de savoir qui est un homme. Il analyse ensuite les preuves et épreuves de masculinité, qu’elles soient professionnelles, sexuelles ou militaires. Les hommes, en effet, se doivent de démontrer, toute leur vie durant, qu’ils remplissent bien les critères de « bonne masculinité » attendus d’eux. Sont en jeu ici les processus sociaux et éducatifs qui transforment le sexe en genre et la nature en culture. Ces preuves et épreuves non seulement font « l’homme » mais elles classent également les hommes entre eux et construisent les hiérarchies masculines, opposant dominants et dominés, gagnants et perdants de la masculinité.
Une histoire des hommes et des masculinités fondée sur le genre permet ainsi de mieux comprendre la résistance de la domination masculine et les inégalités persistantes entre hommes et femmes.

Anne-Marie Sohn (dir), ENS éditions, 2014.

Sohn

http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100006110

 

Comptes rendus », Annales de démographie historique 1/2013 (n° 125), p. 211-234.
URL : www.cairn.info/revue-annales-de-demographie-historique-2013-1-page-211.htm.

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Anaïs DUFOUR, Le Pouvoir des dames. Femmes et pratiques seigneuriales en Normandie (1580-1620), Rennes, PUR, 2013, 110 p.

Venant après L’héritage de Marie de la Roche-Guyon. Un conflit entre deux nobles lignages normands à la fin du Moyen Âge (Valérie Deplaigne, 2009) paru dans la même collection, Le Pouvoir des dames convainc de la nécessité de poursuivre dans la voie d’une approche genrée des modalités de reproduction familiale et sociale. En un court volume de 110 pages, divisé en cinq chapitres, nourri de quelques pièces justificatives – un aveu de 1604 intégralement restitué en 22 pages – et des habituels compléments, l’auteure donne à voir les circonstances qui conduisent les femmes à exercer un authentique pouvoir seigneurial. Car même dans une province aussi peu favorable aux femmes que la Normandie, il arrive que les filles majeures (exceptionnellement) et les veuves (ordinairement) administrent des ensembles fonciers et recueillent des droits d’une certaine importance. Cela tient à la coutume qui dispose que les filles héritent de leurs parents en l’absence de frères, directement ou par représentation. Anaïs Dufour, puisant dans un corpus d’aveux et de partages entre filles, donne quelques exemples de transmission de seigneuries passant alternativement par les femmes et par les hommes. Elle montre également la persistance du parage entre filles, alors qu’il a pratiquement cessé d’exis-ter entre frères. Quand les filles héritent d’un bien noble, les puînées tiennent leur part en parage de l’aînée, qui fait seule foi et hommage au suzerain pour la totalité du fief, comme si aucun partage n’était intervenu. Ce parage concilie l’indivisibilité du fief et le partage égal, une pratique collective des prérogatives seigneuriale en même temps que le rejet du principe de primogéniture. S’il n’y a pas de droit d’aînesse, une certaine inégalité peut-elle tout de même s’être glissée dans la pratique successorale ? Certains fiefs, au moins sur le plan symbolique, ont plus de poids que d’autres. Les lots, égaux en valeur, peuvent ou non comporter un fief ou une part de fief. Enfin, les parts peuvent être rachetées et un fief démembré reconstitué sur une seule tête. Tout cela fait-il plus que des nuances ? Il faudrait examiner les alliances, le destin des aînées et des cadettes, pour s’en assurer. Si les mariages font bien l’objet d’un chapitre, ce point n’est malheureusement pas étudié. L’enjeu que représentaient les héritières, filles mineures puis jeunes femmes à marier, est en revanche fort bien illustré. Mais c’est surtout dans le veuvage que les femmes trouvent à s’accomplir et à s’affranchir de la tutelle masculine. Douairières, gardiennes, tutrices ou simples propriétaires, les veuves peuvent montrer autant d’acharnement que les hommes à conserver leurs droits. Anaïs Dufour les montre aussi très actives sur le marché foncier et occupées à grossir le patrimoine lignager. De ce point de vue, il ne semble pas qu’il faille distinguer gestions féminine et masculine. Un dernier chapitre met en avant quelques figures féminines de la haute aristocratie, l’énergie répressive de la duchesse de Longueville, l’esprit d’initiative de la duchesse d’Aumale.

C’est donc un beau travail qui nous est proposé, montrant des femmes autonomes, actives, parfois même puissantes. On les voit dominantes à l’égard des couches sociales inférieures, mais pas vraiment dominées par les hommes dans leur univers propre. L’ouvrage, qui repousse une analyse des rapports sociaux et conjugaux en termes de domination, s’inscrit dans un courant ; celui des travaux visant à l’atténuation des antagonismes. On regrette à cet égard la brièveté du paragraphe consacré à la séparation de biens, encore trop méconnue dans la noblesse, mais bien décrite par Julie Hardwick pour le monde artisanal (Family Business. Litigation and the political economies of daily life in early modern France, 2009), ou bien l’absence des hommes d’affaires recrutés pour assister les femmes administratrices.

Jérôme Luther Viret

Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre – Mnémosyne, nous œuvrons depuis plusieurs années à proposer une histoire mixte par la recherche, la pédagogie, la diffusion vers tous les publics. Face à l’entreprise de désinformation actuellement en cours contre une supposée « théorie du genre » nous ne pouvons que réagir en réaffirmant les valeurs qui devraient être au fondement de toute société : l’égalité entre toutes et tous et, la liberté de choix pour tous et toutes.

L’appel au boycott de l’école lancé par Farida Beghloul et son collectif ces derniers jours est un modèle de mauvaise foi et de manipulation. Les méthodes sont connues : utilisation abusive de la Déclaration des droits de l’homme, responsabilisation des parents protecteurs de leur progéniture en danger, agitation des angoisses (perte de repères, confusion, désorientation), référence à la « nature » (qui fait si bien les choses), dénonciation d’un complot ourdi par des politiques interventionnistes et des scientifiques/militants dangereux. L’offensive serait loufoque si elle n’était si grave.

Grave car elle dénonce le fait que l’orientation sexuelle ne serait «  au fond qu’une question de choix personnel ! », car elle s’insurge contre la possibilité que les collégiens et les lycéens puissent être « libres d’user de leur corps ». Les anti « théorie du genre » ignorent non seulement qu’il ne s’agit pas d’une théorie (on ne peut pas tout savoir), mais mettent en cause l’énorme progrès que constituent les politiques d’égalité et de lutte contre les stéréotypes actuellement mises en œuvre par les enseignant-e-s sous l’égide du Ministère de l’éducation nationale et de celui des Droits des femmes.

Donner le choix aux enfants, filles et garçons, sans discrimination et dans un souci d’égalité, des jouets qu’ils aiment, des sports qui les épanouissent, du métier qu’ils veulent faire, des vêtements qu’ils aiment porter, des livres qu’ils veulent lire, des personnes qu’ils désirent, tel est l’objectif, actuellement dénoncé par Farida Beghloul et ses acolytes. En accusant le gouvernement et les promoteurs d’une « théorie du genre » « de désorienter, de traumatiser et de déstructurer nos enfants », des parents affolés et les lobbys éclectiques et réactionnaires qui les incitent à retirer leurs enfants de l’école une journée par mois nient tout simplement la formidable avancée que représente la liberté de choisir, en toute connaissance de cause, sa propre vie.

Association professionnelle regroupant enseignant-e-s, chercheurs, étudiant-e-s en histoire des femmes et du genre nous tenons à rappeler que le genre sert tout simplement à décrire comment se construisent les inégalités entre les sexes. L’égalité salariale hommes-femmes, la sexualité, la lutte contre les stéréotypes, la mixité scolaire, ne sont pas « contre nature », et nous continuerons à promouvoir une histoire mixte, un enseignement égalitaire, et la prise en compte du genre. Notre association appelle à soutenir les parents d’élèves et leurs fédérations, les enseignant-e-s et tous ceux et celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité.

A l’occasion de l’Assemblée générale de l’association.

prix2013Moszkowski


Liste des 29 mémoires admis à concourir pour le prix Mnémosyne 2013 :

Histoire ancienne

1. Marion Briend, « Alcibiade, un effeminé ? »,

M2 Université Paris I-Panthéon Sorbonne, dir. Violaine Sébillotte Cuchet, juin 2013.

Histoire médiévale 

2. Florie Croibier-Muscat, « Place et pouvoir des femmes au sein de l’abbaye Sainte-Marie de Saintes d’après son cartulaire »,

M2 Université Bordeaux III, dir. Isabelle Cartron, 2013.

3. Clémentine Letellier, « La mise en scène du corps féminin dans les fabliaux français : une mise en valeur (xiie– xives.) »,

M2 Université de Caen, dir. Christophe Maneuvrier, 2013.

4. Hugo Dufour, « “Il est homme hardy et subtil et prudent en tous ses faiz”, La masculinité princière au temps de la guerre Armagnacs-Bourguignons »,

M2 Université Paris I, dir. Patrick Boucheron et Jean-Philippe Genet, 2013.

 

Histoire moderne

5. Delphine Froment, « Représentations et interprétations de la condition féminine dans les Indes orientales : Jeminma Kindersley, voyageuse britannique

de la seconde moitié du XVIIIe siècle »,Master 1 ENS Ulm, dir Silvia Sebastini, 2013.

6. Charlotte Fuchs, « Luis Vives et l’éducation de la femme à la Renaissance : essai sur le De Institutione foemina christianea »

Université François Rabelais de Tours,

7. Flavie Leroux, « Madame de Montespan : fortune politique et fortunes familiales d’une favorite royale au xviie siècle »,

Master 2 EHESS, dir. Fanny Cosandey, 2013.

8. Pauline Moszkowski-Ouargli, « La politisation des femmes de Beaumont-du-Périgord pendant la période révolutionnaire (1790-An III).

Femmes libres »,M2 Université de Bordeaux III,  dir. Michel Figeac et Dominique Picco, 2013.

9. Charlotte Moysan, « Meurtre(s) en famille. Réflexions sur la culpabilité à partir des murder pamphlets et des canards français dans la première

moitié du XVIIe siècle »,M2 Université de Nantes, dir. Eric Schnakenbourg, 2013.

9 bis. Ksenia Elovskikh, « La franc-maçonnerie d’adoption : les femmes actrices de la sociabilité »,

M2 Paris Sorbonne, dir Dominique Bourel

Histoire contemporaine

10. Anaïs Bensaad, « La représentation des communardes dans le roman français de 1871 à 1900 »,

Université Paris 8, dir Isabelle Tournier, 2013.

11. Justine Bonno, « Barbie tambien puede eStar triste, La Rabia, Pets : Mise en place de dispositifs post-pornographiques par la réalisatrice

argentine Albertina Carri », Master d’études romanes de l’Université de Toulouse 2,

12. Amélie Corbel, « La femme, le fisc et l’époux – les réformes de l’abattement pour conjoint au Japon »,

M2 du Centre d’études européennes de Sciences po, dir. Pierre Lascoumes, juin 2013.

13. Sophie de Chivré, « Cultiver les précieuses graines de la patrie. Mères, filles et garçons dans le Petit écho de la mode, 1914-1940 »,

M2, Université Paris Diderot – Paris 7, dir Gabrielle Houbre, 2013.

14. Aurore Dufresne, « Les expositions d’artistes femmes en France entre 1975 et 2009 : coulisses d’une histoire de la marginalité »,

M2 histoire de l’art, Université François Rabelais de Tours, dir. Benoît Buquet, 2013.

15. Ilana Eloit, « Du corps objet au corps sujet : performer le féminin dans l’œuvre d’Hannah Wilke »,

Master 1 histoire/histoire de l’art, Université Paris I, dir. Pascal Rousseau, septembre 2012

15bis. Ilana Eloit « Le sujet politique lesbien à Paris : compositions, recompositions et décompositions du sujet féministe (1970-1984) »,

Master 2 de l’Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis, dir. Elsa Dorlin, 2013.

17. Manon Gozard, « La place et l’identité des femmes dans le plan agraire chartiste en Grande-Bretagne (1845-1851) »,

Université Paris Sorbonne – Paris IV, direction Fabrice Bensimon, juin 2013.

18. Julie Janin, « Eva Gonzales, étude féministe »,

M2 histoire/histoire de l’art, Université de Franche Comté, dir jean-Loup Korzilius, 2013.

19. Claire Lafon, « Le lobby européen des femmes. Histoire d’une organisation multinationale à la représentativité problématique »,

Master 2 d’histoire Université Sorbonne Nouvelle, dir. Christine Manigand, 2013.

20. Marion Legentil, « Presse, mode et féminisme : Femina et l’émancipation féminine, 1901-1914 »,

M2 Université de Caen, dir. Benoît Marpeau, septembre 2012.

21. Anna Le Pennec, « Affreuses, sales et méchantes. Les femmes en prison au xixe siècle en France »

Université Toulouse II Le Mirail, dir. Sylvie Chaperon, juillet 2013,

22. Lucile Pelletier, « Transgresser l’ordre moral : la figure de la fille séduite à Paris (1880-1918) »,

M2, Université Paris I, dir. Dominique Kalifa

23. Sandrine Pons, « Femmes criminelles à la marge en Haute-Garonne, 1843-1914 »,

M2 dir. Sylvie Chaperon, Université de Toulouse 2, 2013.

24. Camille Richet, « Les ouvrières à domicile du Rhône, de la première à la seconde guerre mondiale. Genre et travail et travail du genre »,

M2 dir. Sylvie Schweitzer, Université Lyon 2, 2013.

25. Fanny Senimon, « Vers la coupe à la garçonne, une histoire de cheveux coupés des années 1900 à 1925 »,

M2 dir. Pascal Ory, Université Paris I, 2013

26. Charlène Voreppe, « La désobéissance civile au féminin. L’engagement féministe de Gisèle Halimi, 1960-1980 »,

M2, Université Pierre Mendès France de Grenoble, dir. Olivier Forlin, 2013.

27. Julie Ricard, « Les “bonnes mères émancipées” du Bolsa Família : évolution de l’incorporation des femmes dans la rhétorique du combat contre la pauvreté (1990-2013) », M2, Septembre 2013, Paris Diderot (VII).

Le prix 2012, remis à Colette Pipon l’an dernier et publié par les Presses Universitaires de Rennes sous le titre Et on tuera tous les affreux. Le féminisme au risque de la misandrie (1970-1980) vient de paraître et sera bientôt disponible.

Irène Joliot-Curie a traversé la première moitié du XXe siècle comme une personnalité triplement symbolique : elle a été à la fois une scientifique nobélisée comme sa mère Marie Curie, l’une des trois femmes ministres du gouvernement Blum de juin 1936 et une militante des droits des femmes qui se revendiquait féministe. Sa vie s’est frottée aux grands événements internationaux, comme les deux guerres mondiales, et aux moments de tension nationale et de crispation internationale qu’ont été la crise de 1929 et la guerre froide après 1945. Elle a aussi contribué à la mutation des sciences, à l’avènement de la physique nucléaire et à la création du campus universitaire d’Orsay. Elle a enfin été le témoin de trois moments clés de l’histoire du féminisme : le temps des suffragettes à la Belle Époque, le front sanitaire durant la Grande Guerre et la difficile émancipation qui a suivi, le militantisme antifasciste et procommuniste au moment de la Seconde Guerre mondiale et aux heures tragiques de la guerre froide.
À travers le cheminement de cette chercheuse de talent éprise d’égalité et d’équité, c’est aussi l’histoire d’un couple, d’une famille et de tout un milieu intellectuel et politique qui est ici proposée. Le destin hors du commun d’une femme d’exception enfin révélé dans ses facettes multiples.

JoliotLouis-Pascal Jacquemont, Odile Jacob, 2014.

http://www.odilejacob.fr/catalogue/documents/biographies-memoires/irene-joliot-curie_9782738130334.php

 

LogoIFRHW

Téléchargez le n° 55 de la Lettre de la FIRHF : IFRWH Newsletter Dec 2013

Fédération internationale pour la recherche en histoire des femmes / International Federation for Research in Women’s History

 

Chers tous et toutes
Nous sommes heureux et heureuses de vous annoncer la parution du numéro 12-13 de la revue Genre & Histoire.
http://genrehistoire.revues.org/1635
Bonne lecture
Le comité de rédaction

Logo-Genre&Histoire

12-13 | Printemps-Automne 2013

Sous la direction de Dominique Picco

Cher-e-s ami-e-s des Etudes genre,

Les informations sur notre Maîtrise en Etudes genre 2014-15 sont maintenant en ligne.

http://www.unige.ch/etudes-genre/master/Maitrise20142015.html

Nous vous remercions de diffuser dans vos réseaux.

Si vous désirez des flyers, n’hésitez pas à nous contacter.

Bien cordialement

Véronique Savary, secrétaire

Etudes genre-Sociologie-Faculté SES
Université de Genève
40, bd du Pont-d’Arve CH-1211 Genève 4

Ils sont des dizaines de milliers, nés entre 1941 et 1949. On les appelle les « enfants de Boches ». Ce livre-événement, qui a nécessité dix ans de recherche, éclaire leur destin et celui de leurs parents. Histoire de l’intime, histoire politique, histoire de la filiation, il aborde des thèmes comme l’amour et la maltraitance, le secret et la quête des origines, la réconciliation.

NaitreEnnemi Fabrice Virgili, Petite Bibliothèque Payot, 2014

http://www.payot-rivages.net/livre_Naitre-ennemi-Fabrice-Virgili_ean13_9782228910286.html

Rien ne destine la jeune Louise de Bettignies, cultivée et polyglotte, née dans une grande famille désargentée du Nord de la France, catholique fervente, à devenir une véritable espionne et héroïne de la Grande Guerre.

En 1914, révoltée par l’invasion allemande de la Belgique et de sa ville de Lille, Louise s’engage au sein de l’Intelligence Service dont elle devient agent secret sous le pseudonyme d’Alice Dubois. Elle est chargée d’organiser un réseau d’évasion et de renseignements militaires, le réseau Ramble. Arrêtée par les Allemands en octobre 1915, jugée et condamnée à mort, la jeune femme est enfermée dans la sinistre forteresse de Siegburg où elle prend la tête de la rébellion des prisonnières. Punie de cachot, Louise en sort gravement malade et meurt faute de soins le 27 septembre 1918.

Mystique et avide de sacrifice, son courage lui vaut le surnom de «Jeanne d’Arc du Nord». À l’aide de documents familiaux inédits, Chantal Antier retrace les multiples épisodes de la vie de Louise de Bettignies, apporte un nouvel éclairage sur sa foi et son patriotisme, et fait surgir devant nous une femme résolument en avance sur son époque dont l’exemple ne doit pas tomber dans l’oubli.

bettigniesChantal Antier, Tallandier, 2014

http://www.tallandier.com/ouvrages.php?idO=723