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Lou Bossis, Trans et miliant­·e. Se forger par la lutte dans les années 1970-1980 en France, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Mnémosyne », 2026, EAN :  9791041308170. Préface de Fanny Gallot.

 

Les années 1970 et 1980 ont été le théâtre d’une médiatisation croissante des personnes trans. Les nosographies médicales et psy’ « transsexualité » et « transsexualisme » se sont établies avec le refus institutionnel répété de légiférer pour rendre possibles les transitions médicales et administratives.

Alors que les personnes trans font face à une marginalisation organisée et systémique, dans le même temps, les espaces militants et communautaires féministes, homosexuels, lesbiens et travailleuses du sexe, nés de la ferveur des « années 1968 », ont été le cadre de réflexions politiques de la transidentité. Ces militantismes ont permis la formulation d’une remise en question du genre et de la sexualité au contact d’une visibilité progressive des personnes trans.

Ce livre entend analyser la richesse de ces luttes sociales. Souhaitant sortir de l’analyse des seules archives judiciaires ou médicales, il fait pourtant apparaître la transidentité comme une expérience sociale profondément historique.

Lou Bossis a soutenu son mémoire de master 2 à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) en 2024, sous la direction de Fanny Gallot. L’ouvrage a remporté le prix de l’Association Mnémosyne pour le développement de l’histoire des femmes et du genre, décerné à l’occasion de l’assemblée générale en février 2025.

L’ouvrage est disponible aux Presses Universitaires de Rennes

La table des matières est accessible ici

Bientôt disponible en bibliothèques universitaires.

Pauline Ferrier-Viaud, maîtresse de conférences en Histoire moderne à l’Université d’Artois & membre du Conseil d’administration de l’association, et Flavie Leroux, chargée de recherches au Centre de recherche du Château de Versailles, nous signalent la parution aux Presses universitaires du Septentrion de l’ouvrage qu’elles ont dirigé : Conjugalités à la cour de France, Moyen Âge – XIXe siècle, dans la collection Histoire et civilisations.

Le mariage et la conjugalité à la cour de France ont, jusqu’à présent, été trop souvent considérés comme un sous-sujet de l’histoire politique. Familles royales et princières ont ainsi été au centre de l’attention, éclairant les enjeux diplomatiques et dynastiques qui accompagnent les alliances à l’échelle internationale. Qu’en est-il pour les autres acteurs de la vie aulique, aristocrates et officiers évoluant dans l’entourage des souverains ? C’est ce qu’entend révéler cet ouvrage collectif : montrer ce que la cour fait au couple, et inversement. Représentant un lieu favorable aux ambitions familiales et à l’ascension sociale, la cour est également un milieu strictement réglé, qui s’avère contraignant dans le choix du conjoint ou l’organisation de la vie conjugale. Cette ambivalence perpétuelle semble faire évoluer l’objet historique « couple » sur un fil étroit, entre affirmation sociale, fructification des acquis matériels et sociaux, et ruine, voire disgrâce

Retrouvez plus d’informations sur le site de l’éditeur : Pauline Ferrier-Viaud, Flavie Leroux (dir.), Conjugalités à la cour de France, Moyen Âge – XIXe siècle, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2025.

 

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