Clio, Femmes, Genre, Histoire, N° 47 2018

Le genre des émotions

Sous la direction de Damien Boquet et Didier Lett

Clio. Femmes, Genre, Histoire, revue française semestrielle (anciennement Clio. Histoire, Femmes et Sociétés), ouvre ses colonnes à celles et ceux qui mènent des recherches en histoire des femmes et du genre (toutes sociétés et toutes périodes). Organisée autour d’un thème (études de cas, actualité de la recherche, documents, témoignages et interviews, Clio a lu, Clio a reçu), elle est attentive à la dimension pluridisciplinaire et publie également des articles de Varia.

Les émotions sont souvent considérées comme un puissant marqueur de genre, jouant un rôle central dans les délimitations culturelles et sociales du masculin et du féminin, les hommes étant considérés comme plus rationnels et maîtrisant mieux leurs émotions que les femmes. Ce stéréotype mérite d’être dépassé en le confrontant à des représentations et à des pratiques bien plus complexes, en refusant d’opposer raison et émotion, en dénaturalisant les émotions et en déconstruisant les stéréotypes de genre. Nous menant de l’Antiquité gréco-romaine au Soudan contemporain en passant par le Moyen Âge, la Révolution française ou la Grande Guerre, ce numéro de Clio se propose donc de revisiter l’articulation entre émotion et différence des sexes en historicisant ces concepts, en identifiant socialement les acteurs, en étant très attentif au contexte documentaire, en prenant en compte l’ensemble des émotions et en interrogeant simultanément le masculin et le féminin. Il permet finalement d’observer ce que le genre fait aux émotions et ce que les émotions font au genre.

http://www.cnrs.fr/inshs/recherche/revues/clio.htm

 

 

Going beyond the issue of the persecution of homosexuals and the central role played by Nazi Germany between 1939 and 1945, this book is the first to examine the daily lives of homosexual men and women in wartime. By bringing together European specialists on the subject, it relates a different history, one which was indeed marked by repression but also by enlistment in armies at war and resistance groups, not to mention collaboration. Chapter by chapter, it enables us to better understand why the Second World War was a turning point for gays and lesbians in Europe and why our continent is a leader in the fight against discrimination.

For the Council of Europe, this book contributes to two separate programmes, the Passing on the Remembrance of the Holocaust and Prevention of Crimes against Humanity programme and the Promoting Human Rights and Equality for LGBT People programme, within the framework of Committee of Ministers Recommendation CM/Rec(2010)5 on combating discrimination on grounds of sexual orientation or gender identity programme. It also continues work towards acknowledging all of the victims of the Nazi regime.

 

Régis Schlagdenhauffen (dir), Conseil de l’Europe, 2018.

 

 

 

 

 

https://book.coe.int/eur/en/human-rights-and-democracy/7678-queer-in-europe-during-the-second-world-war.html

Alors que dans les universités du monde entier se développe l’histoire globale, la campagne présidentielle française de 2017 a remis en scène la discussion sur « le roman national » et sur les origines de la France. Parallèlement à la controverse sur quelle Histoire enseigner aux enfants, le débat s’est désormais noué autour des questions identitaires: rejet de la mondialisation et déclarations contre l’islam qui ciblent en fait les populations migrantes considérées comme irréductiblement étrangères.
En prenant appui sur les recherches menées, dans différents champs de l’Histoire, sur les groupes et les personnes exclus du « roman national », en plaçant la focale sur une « histoire d’en bas », on pourrait sans doute faire émerger un « récit commun » qui tienne compte de la spécificité des expériences françaises tout en les situant dans des temporalités et à des échelles mondiales. C’est cette hypothèse que ce livre entend défendre.

 

Michelle ZANCARINI-FOURNEL, P.U. Bordeaux, 2018.

 

 

 

 

 

http://www.pub-editions.fr/index.php/nouveautes/une-histoire-nationale-est-elle-encore-possible.html

Avant les Rendez-vous de l’histoire de Blois (du 10 au 14 octobre), un collectif d’historiennes déplore le manque persistant de parité au sein de leur discipline.

LE MONDE |

La visibilité du livre d’histoire n’est que marginalement celle des historiennes, à l’image du visage flouté de Mona Lisa sur l’affiche 2018 des rendez-vous de l’histoire de Blois.

La visibilité du livre d’histoire n’est que marginalement celle des historiennes, à l’image du visage flouté de Mona Lisa sur l’affiche 2018 des rendez-vous de l’histoire de Blois.

Tribune. Comme chaque année, la communauté historienne inaugure son salon du livre. Les Rendez-vous de l’histoire de Blois sont d’abord, comme le dit le dépliant, une « gigantesque librairie » d’histoire où se pressent des centaines d’éditeurs et d’auteurs venus rencontrer leurs lecteurs. D’année en année, cette manifestation s’est imposée comme le moment de visibilité unique donné à la production et à la recherche historiques, avec ses stars, ses invités, ses évités, ses dîners, ses conférences à guichets fermés.

Autant le dire d’emblée : si nous n’employons pas l’écriture inclusive, c’est qu’au fond elle est peu nécessaire ici. La visibilité du livre d’histoire n’est que marginalement celle des historiennes, à l’image du visage flouté de Mona Lisa sur l’affiche du festival. Alors c’est vrai, beaucoup de chemin a été parcouru, grâce aux collègues qui nous ont précédées : la parité progresse au sein des manifestations, des commissions préparatoires et des jurys.

L’association Mnémosyne, qui milite pour l’histoire des femmes et du genre, a obtenu pour la première fois en 2010 de pouvoir organiser une table ronde. Mais la grandeur symbolique, elle, ne se partage pas au salon et elle est indubitablement masculine, comme l’est emblématiquement et quasi systématiquement le « Grand prix des Rendez-vous de l’histoire de Blois » (dix-huit hommes primés pour trois femmes, proportions comparables à celle du prix du livre d’histoire du Sénat, quatorze hommes primés pour deux femmes)

https://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/10/03/l-appel-de-440-historiennes-francaises-mettons-fin-a-la-domination-masculine-en-histoire_5364200_3232.html?xtref=https://www.lemonde.fr/

21 | Printemps 2018
Genre et dispenses matrimoniales : représentations et pratiques juridiques et généalogiques au Moyen Âge et à l’époque moderne

Genre et dispenses matrimoniales : représentations et pratiques juridiques et généalogiques au Moyen Âge et à l’époque moderne

Sous la direction de Michaël Gasperoni et Jasmin Hauck

  • Michaël Gasperoni et Jasmin Hauck
    Introduction : La représentation graphique d’une asymétrie sociale et culturelle : du genre dans les dispenses matrimoniales, entre Moyen Âge et époque moderne
    The graphical representation of a social and cultural asymmetry: gender in matrimonial dispensations, between the Middle Ages and the early modern period
  • Simon Teuscher
    Bilatéralité vs conceptions androcentriques de la parenté en Europe : quelques réflexions à partir des arbores consanguinitatis de la fin du Moyen Âge
    Bilateralism vs. androcentric conceptions of kinship in Europe: some reflections on the arbores consanguinitatis of the later Middle Ages
  • Jasmin Hauck
    Le témoignage de la parenté : la mémoire généalogique dans les dispenses matrimoniales à Florence (xve-xvie siècles)
    Bearing witness to kinship: genealogical memory in matrimonial dispensations in Florence (fifteenth-sixteenth centuries)
  • Margareth Lanzinger
    The Relativity of Kinship and Gender-Specific Logics in the Context of Marriage Dispensations in the Nineteenth-Century Alps (Diocese of Brixen)
    Relativité de la parenté et logiques genrées des dispenses matrimoniales dans les Alpes au xixe siècle (diocèse de Brixen)

Varia

  • Claire-Lise Gaillard
    Oscillations et réaffirmations du genre dans les petites annonces de l’Intermédiaire Discret 1921-1939
    Oscillations and reaffirmations of gender in the small ads of the Intermédiaire Discret, 1921-1939
  • Julia-Pauline Larose
    Le suffragisme en milieu rural dans l’entre-deux-guerres : l’action de l’UFSF dans les Deux-Sèvres
    Campaigning for women’s suffrage in a rural context in the interwar years: the activism of the UFSF in the Deux-Sèvres
  • Fatia Terfous
    Femmes et activités physiques sous le régime de Vichy : politiques et enjeux médicaux [
    Women and sports activities in Vichy France : politics and medical issues
  • Blandine Lefierdebras
    L’engagement collectif des femmes : de l’expérience militante à l’institutionnalisation, l’exemple du Centre rennais d’information des femmes (1976-1982)
    Women’s collective engagement: from the militant experience to institutionalisation, the example of the Centre d’information des femmes, Rennes (1976-1982)

Travaux soutenus

Flavie Leroux, Maîtresses des premiers rois Bourbons : femmes, fortunes familiales et pouvoir royal, Thèse de doctorat en histoire moderne, EHESS, sous la direction de Robert Descimon, soutenue le 8 décembre 2017
Dorothée Lanno, Les scènes de l’intimité domestique dans les arts figurés en France (1780-1815), Thèse d’histoire de l’art, Université de Strasbourg, sous la direction de Martial Guédron, soutenue le 10 novembre 2017

Isabelle Matamoros, « Mais surtout, lisez ! » Les pratiques de lecture des femmes dans la France du premier xixe siècle, Thèse de doctorat en histoire contemporaine, Université Lumière Lyon 2, sous la direction de Christine Planté et Rebecca Rogers, soutenue le 30 novembre 2017

Caroline Muller, La direction de conscience au xixe siècle (France, 1848-1914). Contribution à l’histoire du genre et du fait religieux, Thèse de doctorat en histoire contemporaine, Université Lumière Lyon 2, sous la direction de Bruno Dumons, soutenue le 29 septembre 2017.

Hayarpi Papikyan, L’éducation aux confins de l’Empire : la scolarisation des filles et l’entrée des femmes arméniennes dans l’espace public au Caucase (milieu du xixe – début xxe siècle),
Thèse de doctorat en histoire contemporaine, Université Paris Descartes, sous la direction de Rebecca Rogers, soutenue le 23 novembre 2017

Kim Girouard, Médicaliser au féminin : quand la médecine occidentale rencontre la maternité en Chine du Sud, 1879-1938, Thèse d’histoire contemporaine, ENS de Lyon et Université de Montréal, sous la direction de Christian Henriot et Laurence Monnais, soutenue le 29 septembre 2017

Mamadou Barro, Le droit matrimonial en Côte d’Ivoire 1901-2012. Entre unification législative et résistances coutumières, Thèse de doctorat en histoire du droit, Université de Nice Sophia-Antipolis (dénommée maintenant Université Côte d’Azur), sous la direction de Michel Bottin, soutenue le 2 février 2017

Comptes rendus

Danièle Voldman
Sylvie Camet (dir.), Benoîte Groult. Le genre et le temps, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Archives du féminisme », 2016, 194 p.
Hélène Castelli
Véronique Dasen, Le Sourire d’Omphale. Maternité et petite enfance dans l’Antiquité, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, 404 p.
Julia Heinemann
Aubrée David-Chapy, Anne de France, Louise de Savoie, inventions d’un pouvoir au féminin, Paris, Classiques Garnier, 2016, 794 p.
Sabine Juratic
« Les affaires d’État sont mes affaires de cœur ». Lettres de Rosalie Jullien, une femme dans la Révolution, 1775-1810. Présentées par Annie Duprat, postface par Jean Sauvageon: Paris, Belin, 2016, 556 p.
Odile Goerg
André Rauch, La luxure. Une histoire entre péché et jouissance, Paris, Colin, 2016, 238 p.
Gérard Lange
Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves. Une histoire populaire de la France de 1965 à nos jours, Paris, La découverte, 2017, 995 p.

* * *

La revue Genre & Histoire, revue électronique créée en 2007 à l’initiative de l’association Mnémosyne, (www.mnemosyne.asso.fr), est un espace de publication ouvert à toutes celles et ceux dont les recherches s’inscrivent dans le domaine du genre avec une attention plus particulière aux étudiant-e-s (Master et Doctorat) d’histoire ainsi qu’à celles et ceux d’autres disciplines – sociologie, philosophie, anthropologie, géographie, sciences politiques, sciences de l’éducation, littérature, civilisations, Staps – dont les travaux comportent une dimension historique. Outre des articles scientifiques, elle accueille, pour le moment, différentes rubriques : résumés de travaux soutenus, bibliographies thématiques, itinéraires.
Directrices de publication : Dominique Picco, Marianne Thivend
Comité de rédaction : Karen Adler, Jean-Baptiste Bonnard, Claire Chatelain, Patrick Farges, Christopher Fletcher, Alain Hugon, Irène Jami, Ulrike Krampl, Amélie Nuq, Dominique Picco, Valérie Pouzol, François Rouquet, Marianne Thivend, Violaine Tisseau, Mélanie Traversier

Mnémosyne sera très présente cette année à Blois

1. Notre carte blanche : Mâles images. Masculinités, virilités et misogynie

Vendredi 12 oct. 2018 de 11:45 à 13:15 Conseil départemental, Salle Lavoisier

une table ronde animée par Louis-Pascal Jacquemond avec

– En Histoire ancienne, François Lissarrague, « Quand le mâle se fait animal : sur la masculinité des satyres »

– En Histoire médiévale : Chloé Maillet, « Devenir homme : les images du changement de genre à la fin du Moyen Âge »

– En Histoire moderne : Aurore Chéry, « Pouvoir royal et virilité : des images et des stéréotypes sur Louis XVI »

– En Histoire contemporaine : Sylvain Lesage, « Vroum, Bang, Paf ! Construire sa virilité par les bandes dessinées dans les années 1950-1960 »

http://www.rdv-histoire.com/edition-2018-la-puissance-des-images/males-images-masculinites-virilites-et-misogynie

et malheureusement presque en même temps,

2. Pourquoi une grande collecte sur les archives des femmes ?

Vendredi 12 oct. 2018 de 11:30 à 13:00 Château royal de Blois, Salle des conférences

Table ronde animée par Julie Verlaine, présidente de l’Association Mnémosyne et Fabrice Virgili.

Avec Françoise Banat-Berger, directrice des archives nationales

Françoise Thébaud, professeure émérite d’histoire contemporaine de l’université d’Avignon

Julie Deslondes, directrice des archives départementales du Calvados

Constance de Vergnette, conservatrice au département des archives privées des archives nationales.

http://www.rdv-histoire.com/edition-2018-la-puissance-des-images/pourquoi-une-grande-collecte-sur-les-archives-des-femmes

 

3. L’Europe des femmes XVIIIe-XXIe

Vous pourrez également retrouver plusieurs des auteur.e.s de (Véronique Garrigues, Louis -Pascal Jacquemond, Dominique Picco, Mélanie Traversier Fabrice Virgili) au stand des éditions Perrin au salon du livre

Vendredi 12 oct. 2018 de 17:00 à 18:00

 

et le lendemain samedi matin

 

 

4. Enseigner l’égalité en déconstruisant les stéréotypes de genre dans les images des leçons d’histoire (du collège à la terminale)

Samedi 13 oct. 2018 de 11:15 à 12:45 ESPÉ (École supérieure du professorat et de l’éducation), Salle 23

L’humanité a produit des images qui font comprendre les civilisations du passé. Dessinées, peintes, sculptées, gravées, photographiées, ces images ont transmis une certaine idée de l’homme, de la femme, de leurs relations et de leurs rôles respectifs. L’atelier s’attachera particulièrement aux représentations conjugales qui définissent masculin et féminin, et analysera des images sculptées pour comprendre les rapports de domination et les stéréotypes de genre.

avec Cécile Béghin (professeure agrégée, lycée Jean Jaurès Montreuil), Véronique Garrigues (professeure agrégée, docteure en histoire) et Louis Pascal Jacquemond (Inspecteur d’académie honoraire, enseignant à Sciences Po Paris)

 

 

Avec nos collègues de la Società Italiana delle Storiche nous présentons L’Europe des femmes XVIIIe-XXIe à l’école française de Rome mardi 2 octobre 2018, 17h-19h

avec Isabelle Chabot (SIS) Julie Le Gac (Mnémosyne, Labex EHNE), Anna Scattigno (SIS), Mélanie Traversier (Mnémosyne, IUF) Fabrice Virgili (Mnémosyne, Labex EHNE)

Il n’existait pas encore de recueil sur l’histoire des femmes du XVIIIe siècle à nos jours. C’est désormais chose faite. Fictions, chansons, discours, essais, correspondances – dans leur langue originale et leur traduction française – mais aussi documents iconographiques se font ici l’écho de trois siècles d’histoire européenne et des aspirations ou, au contraire, des obstacles à une égalité entre les sexes. Qu’il s’agisse de textes devenus classiques, comme ceux d’Olympe de Gouges, de Caterina Ferrucci, d’Alexandra Kollontaï et de Virginia Woolf, ou d’autres moins connus, tous font entendre la diversité des expériences du peuple des femmes, de toutes conditions (domestiques, paysannes, artistes, ouvrières, intellectuelles, etc.), aussi bien à Paris qu’à Moscou, Rome ou Londres. Ce livre interroge l’éducation des filles, l’influence des religions, le rapport au corps, l’expérience de guerre, les féminismes et les luttes menées au nom de l’égalité civile et politique, ou encore la reconnaissance conquise dans les arts et les sciences, offrant ainsi à la riche et passionnante histoire des femmes une somme unique et novatrice.

Mancava un’antologia di testi sulla storia delle donne dal Settecento ai giorni nostri e L’Europe des femmes viene opportunamente a colmare questa lacuna. Il volume presenta, nella lingua originale e in traduzione francese, una selezione di opere di fiction, canzoni, discorsi, saggi e corrispondenze, nonché di fonti iconografiche che ci rimandano l’eco delle aspirazioni all’uguaglianza tra i sessi o, al contrario, degli ostacoli che ne hanno intralciato la realizzazione durante questi ultimi tre secoli di storia europea. I testi classici di  Olympe de Gouges,  Caterina Ferrucci, Alexandra Kollontaï e Virginia Woolf, insieme ad altri meno conosciuti, concorrono a dare voce alla diversità delle esperienze del popolo delle donne, di tutte le condizioni (domestiche, contadine, artiste, operaie, intellettuali, ecc.), a Parigi come a Mosca, Roma, o Londra. Il libro esplora l’educazione delle ragazze, l’influenza delle religioni, il corpo, l’esperienza della guerra, i femminismi e le lotte condotte in nome dell’uguaglianza civile e politica, ma anche la conquista del riconoscimento nelle arti e nelle scienze, arricchendo l’appassionante storia delle donne di  un contributo unico e innovativo.                                                                                                                 

L’Europe des femmes is the first ever anthology of texts on the history of women from the 18th century to the present. Presented both in the original and in French translation, the selected works of fiction, songs, speeches, essays and correspondence, as well as several images, reflect three centuries of European history, of both aspirations and obstacles to towards equality between the sexes. Whether these texts became classics, like those of Olympe de Gouges, Caterina Ferruci, Alexandra Kollontai and Virginia Woolf, or remained less well known, all give voice to the diverse experience of women from all backgrounds (domestic servants, farmers, artists, workers, intellectuals, etc.) from Paris to Moscow, and from Rome to London. The book explores the education of girls, the influence of religion, attitudes towards the body, the experience of war, feminisms, the struggles for political and civil equality, recognition gained in the arts and sciences, thereby making a unique and innovative contribution to the rich and fascinating history of women.

 

 

 

 

 

 

Le bulletin n°64 de la Fédération internationale pour la recherche en histoire des femmes est en ligne

IFRWH Newsletter SUMMER 2018

Accessible et riche, inventive sur le plan de la recherche documentaire comme dans la réflexion, cette histoire des sexualités propose de retracer les grandes étapes et les évolutions des normes et des mentalités. « Fait social total », la sexualité est à l’intersection de plusieurs types d’approches historiques : sociales, anthropologiques, culturelles, linguistiques. Sous les projecteurs croisés de la démographie historique, de l’anthropologie culturelle et de l’histoire sociale, son histoire pose l’hypothèse que les comportements humains qui lui sont liés – fantasmes et représentations, pratiques érotiques et procréatives – sont eux aussi des objets qu’il s’agit d’étudier sans les détacher des autres pans de l’histoire humaine. Mais on ne saurait aujourd’hui s’intéresser à la sexualité sans y faire également entrer des outils forgés dans le champ de l’histoire du genre. Plus que jamais, la sexualité est devenue un domaine incontournable de l’histoire.

sous la direction de Sylvie Steinberg, PUF, 2018.

 

 

 

 

 

 

https://www.puf.com/content/Une_histoire_des_sexualités

«Alors que l’orage s’éloigne, une tâche immense s’impose à tous les Français : celle de refaire notre belle France que les nazis ont souillée de leur présence.»
Cet écho du Travailleur de l’Oise en octobre 1944 illustre la démarche de ce livre : s’attacher non plus à la seule étude politique et institutionnelle de l’épuration, mais, dans la veine d’une historiographie renouvelée, aux Françaises et aux Français face à l’événement.
Il y a une évidente dimension populaire de l’épuration. Il s’agit non pas du catalyseur des «excès de la foule» qui déborderait les nouvelles autorités, mais au contraire d’un mouvement antérieur à l’installation du pouvoir politique à la Libération. Deux dynamiques coexistent en effet dès le début de l’Occupation. L’une, en France, souterraine mais qui s’étend, lente et silencieuse, menace les traîtres et, l’heure venue, veut les tuer ; l’autre, à Londres, puis dans les autres terres d’exil, réfléchit à la justice et à ses normes et prépare des ordonnances. Ces dynamiques, disjointes, se conjuguent finalement au moment de la libération des territoires dans une grande diversité de situations.
Cette histoire sociale de l’épuration prend en considération également la question du genre : les relations entre les femmes et les hommes ne sont pas seulement perturbées durant la guerre, leurs identités respectives le sont également et durablement. La volonté de régénération de la patrie et des mœurs, notamment des mœurs féminines, explique l’ignominie des tontes.
C’est donc dans un cadre géographique et social élargi que cet ouvrage envisage l’épuration : du village au pays tout entier, jusqu’au continent et à l’Empire ; de l’intimité du domicile et de la famille au bureau, à l’usine ou au champ, de la rue au tribunal, des Maquis aux prisons.

François Rouquet et Fabrice Virgili, Gallimard, 2018

 

 

 

 

 

 

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-histoire/Les-Francaises-les-Francais-et-l-Epuration